FCNA - Lille : 0-1(0-0)

En recevant Lille en 26e journée, le FC Nantes Atlantique entamait une nouvelle série au rythme d'un match tous les trois jours. Les Canaris, qui espéraient bien reprendre sur les mêmes bases que contre Lyon et Marseille, ont une nouvelle fois fait l'expérience du réalisme des Dogues. Après avoir largement dominé les Nordistes pendant plus d'une heure, ces derniers - sur la seule occasion franche qu'ils se sont créés - crucifiaient les Jaunes par une reprise de Sterjovski (70e).

Stéphane Ziani

Nantes, le 16 février 2002. Pour la venue du LOSC, le stade de la Beaujoire affichait complet avec 35000 supporters qui avaient bravé le froid. En l'absence de quatre de ses titulaires habituels, Angel Marcos devait composer avec une défense profondément remaniée : Nicolas Laspalles et Nicolas Gillet pour blessure ; Mario Yepes et Sylvain Armand, suspendus. En conséquence, l'entraîneur des Canaris faisait entrer Mauro Cetto et Jean-Hugues Ateba pour leur première participation à une rencontre de D1, respectivement aux postes de Nicolas Gillet et de Sylvain Armand. Yves Deroff était chargé de prendre le côté droit de la défense. Pour le reste de la composition, Angel Marcos alignait les mêmes acteurs qui avaient reçu Lyon et Marseille : Mathieu Berson et Nicolas Savinaud à la récupération, Stéphane Ziani - qui effectuait son 300e match en première division - et Olivier Quint dans les couloirs, Marama Vahirua et Viorel Moldovan animant l'attaque nantaise. En face, Vahid Halilhodzic organisait aussi sa formation en 4-4-2, Dagui Bakari - tout juste rentré de la CAN 2002 - et Salaheddine Bassir en pointe.
Dès l'entame de la rencontre, les Canaris faisaient montre de vélléité offensive avec un gros pressing sur les Nordistes. Nicolas Savinaud, sur la gauche de la surface lilloise, adressait un centre instantané repris de volée par Olivier Quint. Son tir était dévié en corner. Dans la suite de l'action, Nicolas Savinaud prolongeait le ballon pour la tête de Stéphane Ziani, repris in extremis par la défense des Dogues (5e). Lille, en quête de victoire depuis le début de l'année, ne fermait pas le jeu, tout en serrant les lignes. Sur un nouveau corner, Mauro Cetto manquait d'ouvrir la marque, mais sa reprise en demi-volée passait juste à gauche du but de Grégory Wimbée (13e).

Une réussite maximum pour les Lillois

Jean-Hugues Ateba

Mathieu Berson s'illustrait à son tour avec une frappe de 35 mètres qui passait juste au-dessus du cadre (17e). Sur une incursion d'Olivier Quint, Nicolas Savinaud recevait le cuir devant la surface. Du gauche, le milieu de terrain nantais voyait sa frappe du gauche déviée par D'Amico. Du bout du gant, Gregory Wimbée poussait le cuir... sur le poteau (27e). Marama Vahirua tentait à son tour de tromper, en vain, le portier Lillois (32e, 33e et 35e). Sur un coup franc devant la surface des Dogues, Olivier ne trouvait toujours pas le chemin des filets, le ballon passant juste à côté de la lucarne gauche et les deux formations rentraient aux vestiaires sur ce score nul de 0-0.
Pour contrer l'attaque nantaise, Vahid Halilhodzic renforçait son milieu en deuxième mi-temps avec l'entrée du défenseur Michalowski à la place de D'Amico (46e). Les Canaris repartaient néanmoins sur le même ton offensif : sur une très belle action construite entre Viorel Moldovan et Nicolas Savinaud, Stéphane Ziani plaçait une tête dans la surface, bien captée par Grégory Wimbée. Les Dogues, par Sterjovski, manquaient à leur tour d'ouvrir le score, mais sans réel danger pour Mickaël Landreau, très peu sollicité. Les Jaunes allaient alors hausser leur jeu. D'abord par un centre de Jean-Hugues Ateba, sauvé in-extremis par Johnny Ecker, devant Viorel Moldovan (63e). Le jeune défenseur Camerounais portait d'ailleurs à nouveau le danger dans la surface lilloise dans la minute suivante. Finalement, les Dogues trouvaient la faille, Sterjovski, reprenant un tir contré de Bassir, ne laissait aucune chance au capitaine des Canaris : 0-1 (70e). Les Nantais refusaient néanmoins de se laisser assomer par une telle réussite : une action, un but. En fin de rencontre, la surface lilloise prenait des airs de Fort Alamo, Bassir restant seul en pointe pour profiter d'un éventuel contre. A la 92e, Monsieur Sars - l'arbitre de la rencontre - sifflait un penalty pour une faute de Michalowski sur Nestor Fabbri dans la surface. Frédéric Da Rocha se chargeait de le tirer, mais le milieu nantais trouvait le poteau gauche du but de Wimbée ! Après trois nuls et autant de défaites, les Lillois retrouvaient la victoire, aux dépends des Canaris...

F.C.