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Dominateurs en première période, le FCNA n'est pas parvenu à marquer alors qu'il s'est procuré plusieurs occasions dangereuses. Mais Rémy Vercoutre, le gardien héraultais, était en grande forme. Si les Canaris ont ouvert la marque en seconde mi-temps (Bonilla, 61e), ils n'ont pu préserver l'avantage, Silvestre égalisant dans la foulée (64e). Pire, Montpellier s'est détaché sur un contre de Bamogo, conclu par Mansare (80e). Nantes a concédé sa 10e défaite de la saison, la 4e à domicile entre 8 matches disputés. Les rencontres allers terminés, le compteur des Jaunes reste bloqué à 13 points... synonymes de dernière place au classement provisoire de D1 toujours à 2 longueurs de Lorient (17e).
Nantes, le 8 novembre 2001. Déjà la fin des matches aller... Par un froid hivernal à ne pas mettre un supporter dehors - ils étaient pourtant 30432 dans les travées -, les Canaris bouclaient leur demi-championnat par la réception de Montpellier. Derniers du classement provisoire depuis la 4e journée, ils avaient une carte importante à jouer face aux Sudistes, neuvièmes mais seulement à six points devant. Faute de transformer de multiples actions potentiellement décisives, ils se sont encore inclinés à domicile. Si le Rubicon qui mène à la D2 n'est pas encore franchi, le spectre de la relégation n'a jamais été aussi pesant depuis le début de la saison.
Sur le terrain, deux conceptions s'affrontaient : 4-4-2 pour les Nantais (une ligne arrière classique, Berson et Djemba à la récupération, Quint et Ziani en appui, André et Bonilla en pointe) et 5-3-2 pour les joueurs de Michel Mézy désormais privés d'Olivier Sorlin parti à Rennes. En conséquence, l'animation était confiée à Barbosa. Raynald Denoueix malade, c'est Georges Eo qui prenait place sur le banc des locaux. Dès l'entame, le FCNA montrait les dents. Et les Héraultais n'existeront pas durant toute la première période tant la domination des partenaires de Stéphane Ziani - magistral ! - sera totale. Ils obtiendront ainsi six corners. Dès la 7e minute, après une alerte signée Bonilla (1ere), Laspalles s'écroulait dans la surface de réparation. Mr Duhamel sifflait penalty mais Olivier Quint n'appuyait pas assez sa frappe, permettant à Vercoutre de stopper le cuir.
Mansare crucifie Nantes
La suite virait au festival offensif avec une reprise aérienne d'André sur un service de Ziani (13e), un nouveau centre du milieu de terrain - décalé par Laspalles - pour Bonilla (17e), une action identique de l'autre côté pour André (18e)... à deux reprises Vercoutre était sur la trajectoire. Les esprits s'échauffaient tant la tension était palpable. La Beaujoire croyait à la délivrance sur un tir lointain de Berson (25e). L'arbitre refusait le but en raison d'un hors-jeu de position d'André. La rencontre se poursuivait sur le même rythme sans que l'ouverture se présentât. Côté gauche, Olivier Quint tentait sa chance en alertant André, démarqué. Vercoutre était encore le plus rapide. Comme souvent, la partie manquait de basculer sur un contre adverse. Maoulida transmettait à Mansare dont la tête était détournée par Mickaël Landreau. Barbosa suivait sans parvenir à tromper le capitaine ligérien (41e). 0-0 à la pause, Montpellier revenait de loin tandis que Mr Duhamel sortait sous les huées du public.
A la reprise, les Jaunes reprenaient leur pressing. Quint s'échappait sur le flanc gauche. D'une superbe parade, Vercoutre écartait le danger au nez et à la barbe de Bonilla (51e). Plus en jambes, les Bleus parvenaient à s'organiser avec une efficacité croissante. A l'image de Maoulida qui contraignait Landreau à se coucher (57e). La ténacité des Nantais finissait par payer. D'une louche, Stéphane Ziani lançait Laspalles qui relayait pour Bonilla. De la tête, le Colombien ouvrait le score : 1-0 (61e). La joie était de courte durée. Trois minutes plus tard, Montpellier obtenait un coup-franc à une vingtaine de mètres de la cage. A la transformation, Barbosa posait le ballon sur le crâne de Sylvestre - à la lutte avec Armand - qui égalisait : 1-1 (64e). A la 73e minute, Moldovan remplaçait André. Substitution également à Montpellier avec la sortie de Maoulida pour Bamogo (76e). Dans l'intervalle, Nantes s'était procuré une belle occasion sur un coup-franc de Gillet (75e). Mais le sort avait choisi sa cavalière. Quand Tchato s'échappait, le stade retenait son souffle... jusqu'à ce que le défenseur camerounais glisse à Mansare seul face à Landreau : 1-2 (80e). De la pelouse, Louis Nicollin saluait un stade pétrifié.
P.M.
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