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Menés 1-0 à la mi-temps et réduits à dix après l'expulsion de Lionel Potillon (35e), les Parisiens sont revenus en seconde période grâce à Ogbeche (58e) et Ronaldinho (63e). Victor Bonilla avait ouvert la marque pour le FCNA (31e). Les Canaris ont enregistré leur neuvième défaite de la saison. Après quinze journées, ils restent lanterne rouge du classement provisoire du championnat à quatre points de Sedan (17e) et à cinq de Lorient - où ils se déplaceront mercredi 28 novembre (20h30) -, le premier non relégable. Alors qu'ils étaient revenus au contact du peloton, les Nantais sont à nouveau décrochés.
Nantes, le 25 novembre 2001. Durant les conférences de presse précédant FCNA-Paris SG, Raynald Denoueix s'était largement expliqué sur la complémentarité possible entre Viorel Moldovan et Victor Bonilla. "Viorel travaille surtout dans l'axe, expliquait-il. Et s'il y a des ballons devant le but, il sera présent. Quant à Victor, ce n'est pas vraiment un joueur de côté même s'il élargit. Il se balade sur tout le front de l'attaque. Associer ces deux garçons est donc possible." A la lumière de ses déclarations, la lecture de la feuille de match ne constituait pas une surprise au chapitre offensif puisque le Roumain et le Colombien - ils étaient de retour après une longue indisponibilité pour cause de blessure - étaient titulaires. Au sein d'un 4-4-2 classique, ils étaient épaulés par Frédéric da Rocha et Olivier Quint, Stéphane Ziani prenant place dans l'axe. Derrière, Mathieu Berson était le seul récupérateur. En défense, on notait un changement notable : la sortie du groupe de Nicolas Gillet (Willy Grondin, Yves Deroff et Hassan Ahamada suivaient également la partie des tribunes) et la confiance accordée à Pascal Delhommeau. Devant leurs nombreux supporters, massés dans l'espace "Visiteurs" de la Beaujoire, les Parisiens débutaient en 4-1-4-1. Devant, Luis Fernandez avait opté pour Laurent Leroy et le jeune Nigérian Bartholomew Ogbeche, laissant Alex et Ronaldinho sur le banc.
En rentrant sur le terrain, les Canaris avaient "l'avantage" de connaître l'ensemble des résultats de la 15e journée. Sedan s'étant imposé 5-0 à Lorient, ils étaient dans l'obligation de l'emporter pour rester à un point des Ardennais et éviter de décrocher au classement du championnat. Dans ce contexte, le va-tout tactique tenté par Raynald Denoueix était encore plus compréhensible. Le match démarrait sur un rythme soutenu, les Nantais étant les premiers à ouvrir le feu par Frédéric Da Rocha (6e). Suivait une tentative de Nicolas Laspalles contrée par Gabriel Heinze (7e). A la 17e minute, Viorel Moldovan se procurait une occasion dangereuse. Servi par Stéphane Ziani, il frappait en pivot : Lionel Letizi détournait (17e). Sur le corner consécutif, le ballon parvenait à Olivier Quint dont la reprise du gauche manquait le cadre de justesse (18e).
Les Parisiens se révoltent
Nantes combinait, Nantes dominait... et les Parisiens n'étaient pas en mesure d'inquiéter Mickaël Landreau. Le score allait se débloquer sur un mouvement collectif. Stéphane Ziani transmettait à Olivier Quint qui centrait pour Victor Bonilla au premier poteau. Celui-ci contrôlait et il frappait immédiatement, trompant Lionel Letizi : 1-0 (31e). Dans la foulée, Lionel Potillon était exclu par Mr Poulat pour une vilaine faute sur Frédéric Da Rocha (35e). Privé d'un défenseur, le Paris SG évoluait désormais à dix. Sur un coup-franc de Nicolas Laspalles, les Jaunes en profitaient pour créer le surnombre. Nestor Fabbri déviait pour Victor Bonilla dont la tête ratait sa cible (39e). Cinq minutes plus tard, Viorel Moldovan alertait Olivier Quint : l'ex-Sedanais touchait le bois alors que Lionel Letizi semblait battu (44e). A la pause, le FCNA menait et il avait produit du jeu. C'était déjà une performance encourageante au regard des prestations livrées à Rennes et Porto.
A la reprise, Luis Fernandez procédait à deux remplacements : Laurent Leroy et Bernard Mendy étaient respectivement suppléés par Ronaldinho et El Karkouri (46e). En dépit de leur infériorité numérique, les Parisiens ne baissaient pas les bras. Tandis que les débats s'étaient équilibrés, ils revenaient au tableau d'affichage grâce à Bartholomew Ogbeche qui prenait Mickaël Landreau à défaut : 1-1 (58e). Luis Fernandez, plus électrique que jamais, en tombait la veste ! Et il bondissait de joie quand Ronaldinho doublait la mise sur un décalage de Gabriel Heinze : 1-2 (63e). A la 68e minute, Raynald Denoueix sortait Viorel Moldovan et il lançait Pierre-Yves André (Edouard Cissé étant aussi substitué à Bartholomew Ogbeche). Puis il réduisait sa défense à trois avec l'entrée de Salomon Olembe aux dépens de Pascal Delhommeau (73e). A un quart d'heure du terme, la situation devenait critique. Une tête non cadrée de Pierre-Yves André ne changeait rien au scénario (77e). Avec le renfort de Marama Vahirua (pour Frédéric Da Rocha, 79e), Raynald Denoueix abattait son ultime carte. Mais l'intenable Ronaldinho continuait de semer le trouble dans les rangs des Canaris, à l'image d'un long raid en solitaire conclu par un duel perdu face à Mickaël Landreau (85e). Et malgré cinq minutes de temps additionnel, le FCNA subissait sa neuvième défaite de la saison.
P.M
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