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C'était le match du rachat. L'occasion de finir l'année 2001 sur un succès devant le public de la Beaujoire. Au terme d'une longue attente, les Canaris ont trouvé le chemin du but grâce à Moldovan sur coup-franc (85e). Auparavant, ils avaient largement dominé sans parvenir à prendre le gardien aubois en défaut. Lorient n'ayant pas joué, le FCNA monte d'un cran au classement dont il occupe la dix-septième et avant-dernière place. Au prix d'une combativité et d'une solidarité sans faille, les Jaunes ont montré qu'ils n'étaient pas finis ! Cette victoire est aussi celle de Raynald Denoueix dont les principes collectifs ont montré leur bien-fondé.
Nantes, le 22 décembre. Disposant d'un effectif presque au complet (André en convalescence et Olembe suspendu), Raynald Denoueix s'en tenait à une organisation classique en 4-4-2 avec un duo offensif Bonilla-Moldovan, deux excentrés (Quint, Ziani), deux récupérateurs (Berson, Djemba) et une défense formée de Armand, Fabbri, Gillet et Laspalles. Pour contenir les ardeurs nantaises, Alain Perrin avait concocté un dispositif compact. Il alignait trois lignes successives de trois joueurs, laissant le seul Loko en pointe. Au sein de ce schéma, Bradja, Danjou et Svensson alternaient au marquage individuel sur Bonilla et Moldovan.
La première mi-temps était à l'unisson de celles disputées contre Paris et Montpellier. A savoir une domination nette du FCNA... mais pas de but. Solides, les Troyens faisaient le dos rond sans se livrer. Et quand de rares espaces se dégageaient, ils ne dédaignaient pas partir en contre. A retenir : une belle frappe de Quint, lancé par Moldovan, et détournée par Heurtebis (2e) ; un tir lointain de Berson sur un renvoi - pressé par Armand - de Danjou (21e) ; un "tricotage" de Bonilla dans la surface conclu par une tentative non cadrée (40e)... Au coup d'envoi, le kop de la tribune Loire avait brandi une banderole vindicative "La honte de toute une ville". A la pause, les sifflets accompagnaient les vingt-deux acteurs. Drôle d'ambiance !
Moldovan libère les Jaunes
Au retour des vestiaires, l'entraîneur de l'ESTAC remplaçait, poste pour poste, Meniri par Amzine. D'emblée, les Jaune se créaient une occasion franche à la suite d'une faute de Svensson sur Ziani. Gillet bottait le coup-franc à ras de terre. Heurtebis effectuait une parade in extremis (47e). Dans la foulée, Fabbri - servi par Ziani - inquiétait à nouveau le portier adverse (48e). Déjà pétrifiés par le froid, les spectateurs étaient glacés par l'effroi quand ils voyaient Loko s'échapper en direction de la cage de Landreau... qui gagnait son duel face à l'ancien pensionnaire de la Jonelière (52e). Et sur le corner consécutif, c'est Berson qui sauvait sur sa ligne (53e) ! Quint touché au genou dans un choc, Raynald Denoueix lançait Da Rocha (58e) avec comme conséquence le passage de Ziani à gauche.
Deux minutes plus tard, l'entrant était séché par Boutal qui écopait d'un avertissement. Plus grave, Da Rocha sortait sur une civière. Vahirua était donc lancé dans la bataille (60e). Comme si le scénario avait été écrit à l'avance, et malgré la hargne déployée sur le terrain par les Canaris, la partie ne parvenait pas à se débloquer. Pire, elle manquait de basculer à tout moment dans l'autre camp. A l'image d'une reprise ratée de peu par Loko (77e). Les Troyens étaient venus chercher le nul. Ils s'acheminaient sûrement vers la réalisation de cet objectif. Une tête de Fabbri (80e), un essai d'Armand (81e)... rien ne voulait passer. Jusqu'à un coup-franc lumineux de Moldovan qui transperçait la lucarne d'Heurtebis : 1-0 (85e). La rédemption aurait pu être totale si Vahirua puis Ziani avait conclu dans le temps additionnel.
P.M.
Les réactions
Raynald Denoueix, entraîneur du FCNA
"Ce sont trois très importants pour nous, et qui se refusaient depuis quelques temps déjà. Troyes s'est replié en défense et il était difficile de trouver notre chemin vers les filets. L'équipe a du répondant, à tous les niveaux. Il est difficile de jouer quand les Canaris, en phase d'attaque, sont sifflés... Il faut résister à la pression. On veut nous faire jouer autrement, mais ça n'est simplement pas possible. Il nous faudra d'autres résultats comme celui-là.
Alain Perrin, entraîneur de l'ESTAC
Nous avons laissé peu d'espaces, mais du coup, nous n'avons eu qu'une occasion en première mi-temps. En seconde période, alors que Nantes payait la débauche d'énergie, nous avons gâché les contres que nous avons eu. Je ne suis pas surpris par la physionomie du match.
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