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Comme si le scénario était écrit à l'avance... Lille s'est imposé 1-0 aux dépens du FCNA grâce à un but de Dagui Bakari, inscrit à la 93e minute. Alors que les Canaris avaient résisté avec courage, qu'ils avaient porté le danger à plusieurs reprises dans le camp nordiste et qu'ils tenaient le point du nul, ils ont été crucifiés par l'attaquant ivoirien. L'avenir ne s'éclaircit pas pour le club atlantique toujours dernier, cette fois à cinq points de Sedan, premier relégable. En dix rencontres de championnat, les Nantais ont concédé sept défaites et obtenu trois nuls. Pour l'heure, il faut déjà penser au déplacement à Galatasaray, mardi 16 octobre (20h45).
Le 13 octobre 2001. Pour les Canaris, ce match sonnait presque comme un nouveau départ du championnat. Après quinze jours de trêve, ils avaient récupéré trois joueurs expérimentés de retour de blessure : Nicolas Laspalles sur le flanc droit ; Nicolas Savinaud associé à Mathieu Berson à la récupération ; Frédéric Da Rocha aux côtés de Stéphane Ziani et Olivier Quint en soutien de Pierre-Yves André. Face à l'organisation en 4-5-1 des hommes de Raynald Denoueix, Vahid Halilhodzic s'appuyait sur un 4-4-2 classique où les modifications notables étaient le remplacement de Dagui Bakari - laissé au "repos", l'attaquant ivoirien était néanmoins sur le banc - par le Danois Mikkel Beck et la suspension de Fernando d'Amico, suppléé par Christophe Landrin. Choc des genres - le jeu court des Nantais contre celui en profondeur des Lillois -, cette rencontre était aussi le choc des extrêmes entre le LOSC, troisième du classement de D1 avant le coup d'envoi, et le FCNA, dernier.
La première occasion était à mettre au crédit des Dogues. Salaheddine Bassir trouvait Mile Sterjovski. Pressé par Mickaël Landreau, l'Australien était contraint de donner à Stéphane Pichot dont la tentative était hors-cadre (4e). Les Jaunes répondaient par Stéphane Ziani qui centrait en retrait pour Frédéric Da Rocha. La frappe de celui-ci était captée Grégory Wimbee (6e). Si les deux équipes avaient déclaré qu'elles se redoutaient mutuellement, le rythme n'en souffrait pas en ce début de partie assez ouverte. Lentement, les locaux affirmaient pourtant une relative emprise en monopolisant le ballon... sans pour autant se créer d'occasions. C'était même Olivier Quint qui portait le danger dans la surface des Rouges : il se présentait seul face au portier nordiste qui bloquait le cuir (15e).
Lille impose le défi physique
En évoluant assez haut, Nantes parvenait à gêner son adversaire. De leur côté, les hommes de Vahid Halilhodzic pressaient également leurs vis à vis tout en imposant leur habituel défi physique : sur un coup-franc transformé par Mile Sterjovski, Mikkel Beck posté à la réception obligeait Nestor Fabbri à intervenir de la tête avec courage (23e). Sans ciller, les Canaris acceptaient de monter au "combat". Contre la Lazio de Rome, ils avaient évolué contre-nature et cette tactique avait porté ses fruits ! A la suite d'une mauvaise appréciation de Stéphane Pichot, Pierre-Yves André illustrait ainsi cette possibilité de profiter des bons coups. Saisissant sa chance de loin, l'ex-Bastiais croisait malheureusement trop sa frappe (37e). A l'approche de la pause, l'intensité déclinait. Mickaël Landreau intervenait sans encombre devant Salaheddine Bassir (41e)... puis, le temps réglementaire et les trois minutes additionnelles écoulés, Mr Coué renvoyait les vingt-deux acteurs aux vestiaires. A la pause, on retenait la domination du LOSC et son manque de vivacité devant. D'où un logique score de parité.
Dès la reprise, Bruno Cheyrou sollicitait Mickaël Landreau qui se détendait à l'horizontale (46e). A sa manière, le meilleur réalisateur du LOSC en D1 rappelait au FCNA que les onze buts lillois (domicile et extérieur) avaient tous été marqués en seconde période. Sur un contre mené avec rapidité, Frédéric Da Rocha ramenait les débats dans le camp opposé. Il concluait en transmettant à Pierre-Yves André... qui s'emmêlaient les crampons à quelques mètres de la cage (48e). A la 64e minute, Vahid Halilhodzic décidait de changer son duo : il sortait Mikkel Beck et Salaheddine Bassir tandis que Dagui Bakarai et Adekanmi Olufade - l'auteur de l'égalisation en C1 face à la Corogne - entraient. Dans la foulée, le coach bosniaque substituait Benoît Cheyrou à Mile Sterjovski (69e). Pour sa part, Raynald Denoueix échangeait Pierre-Yves André pour Hassan Ahamada (69e) et Salomon Olembe pour Frédéric Da Rocha (77e). En donnant du sang frais à leur attaque, les deux techniciens montraient leur volonté de débloquer la situation pour s'adjuger les trois points de la victoire.
Dagui Bakari crucifie le FCNA
Il restait moins d'un quart de tour d'horloge pour forcer la décision. Les Lillois appliquaient alors leur stratégie coutumière. A savoir adresser de longs appels à Dagui Bakari et compter sur le potentiel athlétique de l'intéressé pour qu'il fasse la différence en solitaire. Les Nantais, quant à eux, s'évertuaient à résister et, quand les Nordistes relâchaient leur emprise, ils s'essayaient avec réussite à franchir le rideau défensif. Avec sa vitesse de percussion, Salomon Olembe agissait notamment comme un efficace élément déstabilisant. A tout moment, le résultat pouvait basculer en faveur de l'une ou l'autre des formations. Le destin faillit crucifier les Canaris une première fois : sur une mauvaise remise de la tête à Mickaël Landreau, Sylvain Armand permettait à Dagui Bakari de lober le gardien et capitaine des Jaunes. Au prix d'une course éperdue, le latéral gauche revenait sur sa ligne où il se jetait pour sauver les siens (88e). C'était peine perdue. Sur un service de Bruno Cheyrou, Dagui Bakari parvenait à ses fins d'une tête décroisée : 1-0 (93e).
P.M.
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