Sedan - FCNA : 0-0

En déplacement dans les Ardennes pour la 22e journée du championnat, les Canaris ont obtenu le précieux point du match nul face à une équipe sedanaise qui reprenait la compétition après un mois d'arrêt forcé. La rencontre s'est principalement jouée au milieu du terrain, les phases dangereuses de part et d'autre venant sur coups de pied arrêtés ou sur de longues ouvertures. La défense nantaise, solide, n'a toujours pas encaissé de but en championnat depuis quatre journées. Pour Angel Marcos, "ce résultat reste équitable, au vue de la prestation équilibrée des deux équipes". Les Canaris préservent leur 14e place au classement, avant les réceptions de Lyon et Marseille, la semaine prochaine.

Mathieu Berson

Nantes, le 23 janvier 2002. En 22e journée du championnat, les Canaris se déplaçaient au stade Louis Dugauguez pour affronter le CS Sedan, 13e au classement avec deux matches en retard. Après un mois sans compétition pour cause de terrains impraticables, les Ardennais retrouvaient le championnat, sous la pluie, avec un plaisir non dissimulé. Optant pour une organisation plus défensive qu'à l'accoutumée, Angel Marcos alignait une défense à cinq, Mario Yepes et Nicolas Gillet encadrant Nestor Fabbri dans l'axe. Sylvain Armand et Nicolas Savinaud - en remplacement de Nicolas Laspalles, suspendu - bloquaient les couloirs. En conséquence, Marama Vahirua se retrouvait seul en pointe. Côté sedanais, Henri Stambouli - en l'absence de quatre de ses titulaires, partis à la CAN (N'Diaye, N'Diefi, Camara et Diao) - conservait son organisation en 5-3-2, Peyrelade et Poueys animant l'attaque ardennaise.
Dès l'entame de la rencontre, les deux formations testaient les défenses adverses, sans inquiéter réellement les portiers. Le danger pouvait alors venir sur coups de pieds arrêtés, avec un coup-franc d'Elzéard (25e) sur la droite de la surface de Mickaël Landreau ou d'Olivier Quint dont la frappe passait à gauche du but de Regnault (31e). Peu à peu, le rythme se ralentissait, les deux équipes se neutralisaient mutuellement au milieu du terrain et ne se présentaient plus devant le but adverse que par de longues ouvertures. "La victoire se jouera au milieu, notamment sur la fraîcheur des troupes", estimait Stéphane Ziani à la mi-temps.

La bataille reste au milieu de terrain

Stéphane Ziani

Au retour des vestiaires, les deux formations repartaient avec les mêmes protagonistes. Le milieu de terrain toujours bloqué, la solution semblait à nouveau devoir passer par les coups de pied arrêtés : sur le premier corner de la rencontre, Mario Yepes reprenait de volée au second poteau, mais son tir passait largement au-dessus (51e). La réponse sedanaise ne tardait pas avec un décalage sur Poueys sur la gauche de la surface. Mario Yepes repoussait son centre... sur M'Bami dont la frappe était une nouvelle fois repoussée par la défense nantaise. Les "Sangliers" augmentaient alors la pression sur les co-équipiers de Mickaël Landreau. A l'heure de jeu, les deux coaches décidaient de "rafraîchir" leurs effectifs en faisant entrer Mionnet et Noro (respectivement pour Peyrelade et M'Bami, 61e et 65e)) côté sedanais et Yves Deroff à la place d'Olivier Quint côté nantais (65e). Stéphane Ziani prenait alors le couloir gauche, Nicolas Savinaud passant à la récupération avec Mathieu Berson.
Le capitaine des Canaris était appelé à s'illustrer avec une double parade, d'abord sur une remise de Nestor Fabbri puis sur une frappe de Poueys (69e). Dans le dernier quart d'heure, la partie s'emballait avec des têtes d'Eddy Capron sur corner (80e) puis de Cédric Mionnet qui trouvait la barre transversale du but de Mickaël Landreau (83e). Sur la relance, Viorel Moldovan - entré à la place de Marama Vahirua (72e) - combinait avec Stéphane Ziani qui servait Nicolas Savinaud seul au second poteau. Mais sa frappe, pas assez appuyée, trouvait les bras de Regnault. Malgré les trois minutes de temps additionnel, le score restait vierge et le FCNA obtenait le point du match nul, "un résultat équitable, au vue de la prestation équilibrée des deux équipes" pour Angel Marcos. Henri Stambouli se satisfaisait tout autant du match nul, soulignant "la bonne reprise de son équipe qui s'est créé des occasions mais qui n'a pu franchir le Mur de l'Atlantique."

F.C.