| Nantes,
le 10 mai 2003. En 36e journée de Ligue A, le FC Nantes Atlantique s'est
incliné sur le score sans appel de 0-4. Un premier penalty de Christophe
Le Roux pour une faute sur Malouda donnait l'avantage aux Bretons (21e). L'ancien
nantais doublait même la marque sur une tête lobbée (38e).
Dès le début de la second période, Stéphane Carnot
mettait un terme à tout espoir nantais de revenir au score (49e). Enfin
Didier Drogba transformait lui-même le penalty accordé par monsieur
Veissière (53e). Seule note positive de la soirée, Nestor Fabbri
sortait sous les applaudissements et un stade complet en standing ovation. ans
un stade affichant une nouvelle fois complet, le FC Nantes Atlantique recevait
Guingamp à l'occasion de la 36e journée de Ligue 1. Respectivement
10e et 9e au classement, ces deux formations de l'Ouest comptaient avant cette
rencontre le même nombre de points et pouvaient encore espérer une
qualification pour la Coupe d'Europe. Privé de quelques joueurs-clé
tels que Mickaël Landreau (genou), Nicolas Gillet (suspendus) ou encore Frédéric
Da Rocha (adducteurs), Angel Marcos avait choisi de faire confiance aux jeunes,
notamment sur le front de l'attaque. Gregory Pujol se voyait rejoint par Shiva
N'Zigou, l'équipe s'animant autour d'un 4-4-2 (Grondin - Cetto, Delhommeau,
Yepes, Armand - Rubil, Savinaud, Berson, Ziani - N'Zigou, Pujol). De son côté,
Bertrand Marchand optait pour le même schéma tactique 4-4-2 (Le Crom
- Montero, Yahia, Fabbri, Ferrier - Michel, Carnot, Bah, Le Roux - Malouda, Drogba). Avant
le coup d'envoi, la Brigade Loire hissait le drapeau argentin, en hommage à
Nestor Fabbri... un grand moment d'émotion pour le défenseur et
le public nantais. Dès les premières minutes de match, les données
étaient claires : Guingamp jouerait le contre - notamment par Drogba
(3e et 5e) et Malouda (10e et 11e) tandis que Nantes aurait la charge de prendre
la construction du jeu à son compte. Il fallait néanmoins attendre
le quart d'heure de jeu pour voir les Canaris se libérer quelque peu et
tenter une première frappe au but par une reprise de volée de Sylvain
Armand, déviée en corner par un défenseur breton (14e). Mais
c'est justement sur un nouveau contre breton que le score était ouvert.
Au terme d'un dribble sur la droite, Malouda s'écroulait dans la surface
et monsieur Veissière, l'arbitre de la rencontre, désignait le point
de penalty. Christophe Le Roux se chargeait de la transformation, sans problème :
0-1 (22e).
Le FC Nantes sombre complètement
en seconde période Mais malgré un penalty accordé par monsieur
Veissière pour une faute de Yahia sur Pujol, Shiva N'Zigou ne parvenait
pas à ramener les deux formations à égalité. Le Gabonnais
voyait son tir capté par Le Crom (32e). Pire, sur un centre mal repoussé
par la défense nantaise, Christophe Le Roux reprenait de la tête
et lobbait Willy Grondin : 0-2 (38e). Le portier nantais était
même remis à contribution sur un duel face à Drogba. Mais
cette fois-ci, il l'emportait (43e). Dès le retour des vestiaires, les
joueurs de Bertrand Marchand enfonçaient néanmoins le clou :
Stéphane Carnot reprenait instantanément du gauche un centre qui
avait lobbé tout le monde et scellait le sort de la partie : 0-3
(49e). Mais le match allait tourner au calvaire pour le FC Nantes. Sur un
nouveau contre guingampais, Didier Drogba se voyait séché dans la
surface. L'attaquant breton transformait lui-même la sentence : 0-4
(53e). Et comme si un score aussi important n'était pas suffisamment
difficile, Pascal Delhommeau écopait d'un second avertissement et se voyait
expulsé (60e). Réduits à dix et menés 4-0 à
une demi-heure du terme et sous les huées du public, les Nantais tenteront
bien de sauver l'honneur. Mais rien n'y fera. Il faudra même toute la détermination
d'Eric Djemba, de Mario Yepes, de Mathieu Berson ou encore de Willy Grondin pour
que les Bretons n'aggravent encore la marque. A l'image du superbe arrêt
de Willy Grondin face à Stéphane Carnot, seul au point de penalty
(87e). La seule bonne chose de la soirée restait donc dans l'au revoir
mutuel entre Nestor Fabbri et le public nantais. Remplacé à la 88e,
El Presidente sortait sous les applaudissements d'un stade entièrement
debout pour lui rendre hommage. F.C. |