LIGUE 1 : 5e JOURNEE
Bordeaux neutralise l'attaque nantaise.

Nantes, le 30 août 2003. En cinquième journée de Ligue 1, Bordeaux a obtenu le point du match nul sur la pelouse des Canaris au terme d'un match quasiment à sens unique. Malgré une première mi-temps très dynamique, les joueurs de Loïc Amisse ne sont jamais parvenus à trouver le chemin des filets. Place maintenant à une semaine de régénération pour des Canaris très sollicités depuis le début de la saison.

our la seconde fois consécutivement, le FC Nantes recevait au stade de la Beaujoire. La cinquième journée de Ligue 1 offrait un beau derby de l'Atlantique entre Canaris et Bordelais aux 35 000 spectateurs. Les deux formations restant sur une série de victoire - trois pour les Ligériens, deux pour les Girondins -, ce match faisait figure de test.
En l'absence de Stéphane Ziani, Loïc Amisse organisait sa formation autour d'un 4-4-2, Olivier Quint prenant le couloir gauche : Landreau - Savinaud, Yepes, Guillon, Armand - Da Rocha, Toulalan, Berson, Quint - Vahirua, Pujol. Même organisation pour les Girondins (Ramé - Jurietti, Planus, Caneira, Basto - Feindouno, Celades, Costa, Riera - Deivid, Darcheville).

Bordeaux joue le contre...

Les premières minutes de la rencontre montraient rapidement que Bordeaux évoluait assez bas sur le terrain, voulant sans doute refaire le coup joué à Guingamp. Les Girondins s'étaient imposés 3-0 en jouant exclusivement en contre... De leur côté, les Canaris ne tardaient pas à se procurer des points chauds devant le but de Ramé. A l'image de la frappe de Gregory Pujol déviée en corner par le portier des Marines alors que le cuir prenait la direction de la lucarne (11e) ou encore de la remise de Gregory Pujol pour Marama Vahirua qui reprenait en demi-volée, le cuir passant à gauche du cadre (15e). Une nouvelle frappe de Mathieu Berson à 25 mètres contraignait Ramé à se coucher pour capter le cuir (19e).
Les Bordelais changeaient alors de tactique et jouaient plus haut. A l'inverse, les Canaris tendaient de plus en plus à évoluer en 3-5-2, notamment dans les phases offensives. Et sous les hourras du public, tant lors de gestes défensifs que lors de frappes - comme la reprise à 25 mètres de Mathieu Berson au terme d'un beau mouvement collectif entre Pujol, Vahirua, Pujol, Quint -, les Canaris semaient le trouble dans la surface girondine.

La partie est fermée...

La mi-temps se terminait sur un bon rythme mais Gilles Veissière, l'arbitre de la rencontre, devait tout de même appeler les deux capitaines pour leur demander de calmer leurs coéquipiers respectifs, quatre avertissements étant adressés en six minutes. Avant la pause, Marama Vahirua tentait une percussion sur la gauche de la surface des Marines et plaçait un extérieur du pied qui prenait tout droit la direction de la lucarne. Il fallait une nouvelle parade-réflexe de Ramé pour préserver le score de parité (42e).

Jérémy Toulalan essaye d'échapper au Bordelais  Marc Planus
Jérémy Toulalan essaye d'échapper au Bordelais Marc Planus

 Au retour des vestiaires, David Marraud était exclu du banc des entraîneurs par Gilles Veissière et allait prendre place en tribune. Sur le pré, les débats reprenaient sur le même rythme, à la différence près que les joueurs d'Elie Baup se faisaient plus offensifs. Mais les Canaris restaient les plus dangereux : sur un centre de Frédéric Da Rocha, Marama Vahirua tentait une frappe en pivot mais son tir ne trouvait pas le cadre (51e) ; sur un gros travail de Jérémy Toulalan, Nicolas Savinaud centrait pour Gregory Pujol qui reprenait instantanément, le tir manquant néanmoins de puissance (61e) ; Sylvain Armand reprenait de la tête un corner mais son tir passait juste à gauche du but (63e). Côté bordelais, les joueurs en Marine n'étaient jamais réellement en position de créer le danger devant le but de Mickaël Landreau, se contentant de frappes à une vingtaine de mètres. Mais progressivement, les Girondins se repliaient dans leur moitié de terrain. Même Darcheville et Deivid défendaient devant leur surface ! Difficile dans ce cas de trouver les espaces et les décalages. Pour la première fois de la saison, l'attaque nantaise resterait muette. Mais ce n'est pas faute d'avoir essayé ! 

F.C.