LIGUE 1 : 15e JOURNEE
Monaco prolonge la mauvaise série nantaise (0-1)

Nantes, le 29 novembre 2003. En quinzième journée de Ligue 1, le FC Nantes Atlantique s'est incliné pour la troisième fois de suite devant son public face au leader monégasque, sur une réalisation de Bernardi (77e). Pourtant, les Canaris sont loin d'avoir démérité ! Lire l'article.

l'occasion de la quinzième journée de Ligue 1, le public nantais avait rendez-vous pour un grand match dans un stade comble entre le FC Nantes Atlantique et l'AS Monaco. Rien de moins que le leader du championnat, et le premier club français qualifié pour les 1/8e de finales de la Ligue des Champions ! Pour cette belle affiche, Loïc Amisse devait néanmoins se passer des services de Frédéric Da Rocha, grippé, tandis que Didier Deschamps avait choisi de ménager Jérôme Rothen, resté en Principauté, et Ludovic Giuly, laissé sur le banc des remplaçants.
Sur une pelouse rendue très glissante par la pluie qui était tombée sans discontinuer depuis la nuit précédente, il fallait quelques minutes aux vingt deux acteurs de la soirée pour prendre la mesure de la difficulté pour prendre des appuis fiables et pour contrôler le ballon au rebond parfois capricieux. Ces réglages fait, les Canaris prenaient alors progressivement l'ascendant sur leurs adversaires de la soirée. Une grosse bataille s'engageait au milieu du terrain. Loïc Amisse l'avait dit dans la semaine : il faut priver les attaquants monégasques de ballon dès leur source, soit au milieu du terrain. Et cela semblait fonctionner... Après une combinaison de Stéphane Ziani avec Nicolas Savinaud sur un coup franc à droite de la surface des Sudistes, Flavio Roma parvenait à se saisir du cuir sur une reprise de Grégory Pujol (6e). Les visiteurs n'hésitant pas à se regrouper sur leurs lignes arrières, les Nantais tentaient alors leur chance de loin, à l'image d'Hassan Ahamada dont le tir des vingt cinq mètres passait juste à droite du cadre (15e).

Nantes joue bien mais ne marque pas !

Nantes jouait bien mais ne marquait pas. Le public y croyait pourtant quand, sur une combinaison entre Grégory Pujol et Sylvain Armand, Jérémy Toulalan, esseulé, recevait le ballon devant le but vide. Le milieu frappait mais son tir était contré par un défenseur revenu en toute hâte (36e). Ou encore quand Sylvain Armand recevait le cuir sur un centre de Nicolas Savinaud. Le défenseur s'y reprenait à deux fois, mais son tir ne trouvait pas non-plus le cadre (37e).
Au retour des vestiaires, les Monégasques manquaient de peu de doucher le public nantais quand Evra, sur un débordement sur la droite, adressait un centre au cordeau pour la tête de Morientes qui ne parvenaient cependant pas à cadrer son tir (47e). La réponse des Canaris ne se faisaient pas attendre : Stéphane Ziani adressait une louche pour Sylvain Armand sur la gauche de la surface monégasque qui centrait pour Grégory Pujol. L'attaquant plaçait son tir au ras du montant gauche mais Flavio Roma sortait le cuir en corner d'une exceptionnelle parade (52e). Au vu du jeu produit par les deux formations, l'ouverture du score ne pouvait qu'être imminente !

Edouard Cissé subtilise le ballon à Sylvain Armand.
Edouard Cissé subtilise le ballon à Sylvain Armand.

 Monaco s'impose par Bernardi

Mais comme en première période, les Canaris prenaient progressivement l'ascendant sur leurs adversaires qui n'hésitaient alors pas à se replier dans leur moitié de terrain, attendant la moindre opportunité pour placer un contre. Dans cet esprit et à l'approche de la fin du match, Didier Deschamps remplaçait Plasil par Giuly, sa formation passant alors quasiment à trois attaquants (67e). Même fatigué, Monaco était venu cherché une victoire ! Et, contre le cours du jeu, les Monégasques ouvraient le score. Sur un ballon pris dans les pieds de Mathieu Berson qui relançait, Bernardi trompait Miakaël Landreau d'une frappe enveloppée : 0-1 (77e). Le match prenait alors une tournure plus théâtrale, les Monégasques utilisant le moindre prétexte pour gagner du temps, les Canaris contestant avec virulence parfois. Mario Yepes manquait ainsi de se faire expulser... Difficile de revenir à la marque dans ces conditions. Mickaël Landreau devait même s'illustrer en gagnant son duel face à Evra (91e). Le score en restait malgré tout là est Monaco prenait le large sur son poursuivant direct, Lyon, battu à Rennes plus tôt dans l'après-midi.

F.C.