LIGUE 1 : 13e JOURNEE
Nantes tombe dans le piège parisien (0-1)

Nantes, le 8 novembre 2003. En 13e journée de Ligue 1, le FC Nantes s'est incliné face au Paris SG sur le score de 1-0. Sur quasiment la seule occasion des joueurs de la capitale, Fiorèse bénéficiait même d'un faux rebond favorable qui le mettait en bonne position pour tromper Willy Grondin d'un tir croisé (62e). Les Canaris auront beau alors prendre d'assaut le but parisien, mais Alonzo - dans un grand soir - repoussera tout !

n 13e journée de Ligue 1 - dont l'essentiel se jouera dimanche en raison des rendez-vous européens de la semaine passée -, le FC Nantes (5e) recevait le Paris Saint Germain (4e) dans une enceinte une nouvelle fois comble. Pour les deux formations, cette rencontre présentait un enjeu tout particulier : toute deux restaient sur deux contre-performances et, en cas de défaite, le spectre du ventre mou se faisait plus insistant.
Sur la feuille de match, Loïc Amisse alignait sa formation en 3-4-1-2 : Grondin - Drouin, Delhommeau, Gillet - Da Rocha, Toulalan, Berson, Armand - Ziani - Ahamada, Pujol. Tandis que Mickaël Landreau voyait son retour retardé, le coach pouvait compter sur les retours de Nicolas Gillet - à l'occasion de son anniversaire, le défenseur se voyait aussi titularisé pour la première fois de la saison - et de Jérémy Toulalan, remis de ses problèmes d'adducteurs.

Paris en position d'attente...

A l'entame du match, Vahid Halilhodzic alignait son équipe en 4-4-2, Fiorèse combinant énormément avec Pauleta en attaque. Rapidement, Boskovic apportait son soutien à cette ligne offensive... Sur un contrôle manquait de Pascal Delhommeau, Pauleta décalait d'ailleurs le Serbe sur la gauche. Son tir était repoussé par Willy Grondin. En reprise, Pauleta voyait son tir contré puis dégagé par Stephen Drouin (9e). Sur les premières minutes, l'avantage était plutôt à l'avantage des joueurs de la capitale, à l'image de ce tir de Fiorèse qui contraignait Willy Grondin à dégager en corner (17e).
Il fallait attendre d'approcher la demi-heure de jeu pour voir la première occasion nette des Canaris. Sur un centre de la gauche de Sylvain Armand, Frédéric Da Rocha plaçait une puissante tête qu'Alonzo sauvait, sur sa ligne, d'une parade-réflexe (26e). Progressivement, les joueurs de Loïc Amisse prenaient la mesure de la formation parisienne et de son quadrillage particulièrement efficace du terrain.

Une occasion, un but !

Juste avant la mi-temps, le portier parisien était une nouvelle fois mis à contribution. Sur un corner repoussé par sa défense, Alonzo sortait une frappe de Frédéric Da Rocha qui prenait le chemin de ses filets le long du montant gauche (45e). Vraiment une très belle parade !
Au retour des vestiaires, les Canaris se montraient beaucoup plus offensifs, notamment sur deux ou trois percutions de Jérémy Toulalan, mais la formation de la capitale s'arc-boutait en défense et résistait. Et comme souvent dans ce genre de situation, c'est sur un contre que Paris ouvrait le score. Sur une longue ouverture de Déhu pour Mendy sur la gauche, ce dernier remettait instantanément pour Fiorèse qui profitait d'un faux rebond favorable face à Nicolas Gillet avant de fusiller Willy Grondin d'un tir croisé : 0-1 (62e). La seule occasion franche que les Parisiens se créeront !

Jérémy Toulalan faisait son retour face au Paris SG.
Jérémy Toulalan faisait son retour face au Paris SG.

 Alonzo repousse tout !

Loin de rester abattus, les Canaris reprenaient leurs assauts et obtenaient quatre corners en moins de dix minutes. Mais la bonne volonté se confondait parfois avec de la précipitation... Les Ligériens étaient pourtant tout proche de revenir au score. D'abord sur un coup franc de Marama Vahirua repris de la tête par Nicolas Gillet mais Alonzo sortait le cuir d'une nouvelle parade-réflexe (80e). Puis sur un nouveau coup franc de Marama Vahirua relayé de la tête par Pierre Aristouy puis par Nicolas Gillet. Alonzo, encore lui, captait le cuir in extremis (82e).
Mais malgré les bonnes intentions et les occasions, le score ne bougerait plus et Paris repartait de la Beaujoire avec les trois points de la victoire. Les Canaris sont néanmoins loin d'avoir démérités mais l'organisation des joueurs de la capitale, très proche de celle de Lyon, leur permettait de limiter les espaces. Paris fait donc le hold-up parfait et Nantes, en attendant que la 13e journée se termine, dimanche, descend d'une marche au classement (6e). Place maintenant à la trêve qui devrait permettre aux Canaris de se ressourcer avant un difficile déplacement à Bastia.

F.C.