LIGUE 1 : 9e JOURNEE
Nantes évite le piège rennais (1-0)

Nantes, le 4 octobre 2003. Sylvain Armand l'avait dit dans la semaine : "L'important, c'est de prendre les trois points." Conformément à ce qu'ils attendaient, les Canaris ont rencontré une formation rennaise très regroupée sur sa défense. Mais grâce à une somptueuse frappe des 30 mètres de Fodil Hadjadj (22e), les joueurs de Loïc Amisse préservent leur invincibilité à domicile et reste au contact avec le haut du tableau. Ils disposent maintenant d'une courte trêve pour recharger les batteries et récupérer les blessés.

n match avancé de la 9e journée de Ligue 1, le FC Nantes (5e) recevait son voisin rennais (11e). Avec un effectif diminué par les blessures, Loïc Amisse avait recomposé sa formation en faisant la part belle aux jeunes. Son organisation restait néanmoins inchangée, en 3-5-2 : Landreau - Delhommeau, Yepes, Armand - Fae, Hadjadj, Ziani, Paillères, Quint - Pujol, Vahirua. En face, Laszlo Bölöni revenait à un système très prudent, en 5-4-1 (Cech - Sorlin, Diatta, Arribagé, Ouadda, Jeunechamp - Monterrubio, Didot, Bourrillon, Barbosa - Piquionne).
Au coup d'envoi, la position des joueurs rennais sur le terrain montrait clairement leurs intentions : ils avaient établi une véritable muraille de dix joueurs. Les choses seraient difficile pour les attaquants nantais... Pas étonnant dans ces conditions que les premières actions dangereuses soient à mettre au compteur des Bretons, par Barbosa (9e) puis Piquionne (19e).

Une frappe exceptionnelle d'Hadjadj

Patiemment, les Canaris continuaient à construire pour se présenter dans de bonnes conditions devant le but de Cech. Et c'est sans doute parce qu'il fît ce que les Rennais n'attendait pas que le FC Nantes put débloquer la situation à son avantage : recevant le ballon à 30 mètres dans l'axe, Fodil Hadjadj armait un tir exceptionnel qui trompait le portier tchèque, le cuir passant au ras du montant gauche : 1-0 (22e). Quelle frappe !
Voilà qui allait changer la donne. Contraints de se livrer plus pour espérer revenir à la marque, les joueurs de Laszlo Bölöni allaient devoir laisser des espaces. C'est ce qu'on aurait pu attendre... Mais dès que le ballon se trouvait dans des pieds nantais, la muraille rennaise se reconstituait.

Nantes reste invaincu à domicile

Les joueurs d'Ile et Villaine s'en remettait aux coups de pieds arrêtés pour revenir à la marque. D'abord sur un coup-franc d'Olivier Monterrubio, capté par le capitaine nantais (40e), puis sur une nouvelle tentative de Barbosa que Ouadda reprenait de la tête, son tir ne trouvant pas le cadre (42e). Les Canaris n'étaient pas en reste, notamment par Gregory Pujol. L'attaquant se mettait en évidence à deux reprises : d'abord par une frappe devant la surface rennaise qui contraignait Cech à mettre le cuir en corner (27e) ; puis sur une relance de Mickaël Landreau, le numéro 28 nantais plaçait une nouvelle frappe qui contraignait Cech à se coucher pour capter le cuir en deux temps (40e).

Mickaël Landreau préserve son but devant Dominique Arribagé.
Mickaël Landreau préserve son but devant Dominique Arribagé.

 Au retour des vestiaires, sur une pelouse arrosée par une averse qui dura le temps de la mi-temps, les Rennais évoluaient plus haut mais peinaient à l'approche du but de Mickaël Landreau. Néanmoins, un frisson parcourait bien l'assemblée sur une montée d'Olivier Monterrubio qui adressait un centre au cordeau pour Piquionne qui manquait pourtant sa reprise (56e) ou encore sur une frappe tendue de Bourrillon mise en corner de la tête par Pascal Delhommeau (61e). Malgré une belle tentative de Sylvain Armand qui contraignait Cech à se détendre pour mettre en corner (83e), le score ne changerait plus. Le FC Nantes est toujours invaincu à domicile - mieux il n'a toujours pas encaissé de but - et reste au contact avec le haut du tableau.

F.C.