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epuis quelques semaines déjà, le marché des transferts semble très actif et des joueurs nantais sont souvent cités. Doit-on craindre de nombreux départs ?
Jean-Luc Gripond : Il faut distinguer les joueurs sous contrat et les joueurs en fin de contrat. Pour ces derniers, on pense notamment à Viorel Moldovan et à Nicolas Gillet. Ils feront leur choix en fonction de leurs impératifs financiers et surtout personnels. Ils s'exprimeront sur le sujet. Ensuite, il y a les joueurs sous contrat pour lesquels il faudrait obligatoirement transfert de leurs contrats. A ce jour, quatre joueurs ont été sollicités et pas forcément ceux dont les noms circulent le plus souvent. Le Club s'est donné une limite maximum de deux transferts pour les joueurs cadres.
Sylvain Armand et Mario Yepes sont les plus cités...
Jean-Luc Gripond : Sylvain et Mario sont effectivement les plus sollicités et par plusieurs clubs. Leurs noms figurent parmi d'autres, mais rien n'est encore fait.
Sur le plan du recrutement, quelles sont vos intentions ?
Jean-Luc Gripond : Nous avons un challenge. Il faut remplacer efficacement les joueurs qui partiraient - notamment chez les cadres - mais aussi et surtout trouver l'homme qui va pallier le manque d'efficacité devant le but que l'on a pu observer. C'est la priorité du Club et des techniciens.
Des joueurs issus du centre de formation seront-ils appelés à monter ?
Jean-Luc Gripond : Bien sûr, on fera monter des jeunes. Mais il faut se donner du temps pour qu'ils arrivent à maturité. Observez notre milieu de terrain. A l'exception de Gilles Yapi et d'Olivier Quint, les joueurs proviennent du centre. Et ils ont de l'avenir. On pense à Jérémy Toulalan, Emerse Fae, ou encore Fodil Hadjadj. Sans oublier que Nantes avait trois joueurs dans l'Equipe de France des moins de 17 ans qui a remporté le championnat d'Europe ! D'autres arriveront l'année prochaine.
Quel bilan sportif tirez-vous de cette saison qui s'achève ?
Jean-Luc Gripond : Il est toujours difficile de dire qu'on a fait une bonne saison quand on a rien gagné. Mais il faut voir que l'équipe a joué 52 matches. Elle a beaucoup donné. Elle a certes raté quelques grandes occasions mais sans jamais démériter. Je tiens à remercier Loïc Amisse. J'ai demandé à "Lolo" de reprendre une équipe qui a peu bougé. Il s'en est bien tiré. Ce n'est pas parfait, mais on a revu des phases et des idées de jeu qui donnent confiance.
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Vous parliez de 52 matches disputés (Ndlr : Marseille, qui a disputé le plus de matches en a joué 54. Monaco, 50). N'était-ce cependant pas trop ?
Jean-Luc Gripond : Beaucoup pensent qu'au-delà de 45 matches, c'est trop. Mais il est difficile de sacrifier une compétition. On ne peut pas dire "on va lâcher la Coupe de France ou la Coupe de la Ligue". Il s'avère que cette saison, nous avons joué les trois compétitions nationales jusqu'à quasiment leur terme. Oui, c'est beaucoup. Mais c'est un fait, quoiqu'on puisse penser du résultat, nous avons beaucoup gagné.
Même s'il est encore tôt pour parler d'objectif, que visez-vous pour la prochaine saison ?
Jean-Luc Gripond : L'an passé, nous avons terminé à la neuvième place. Cette saison, à la sixième. Il faut maintenant améliorer cela et, comme nous l'avions annoncé, stabiliser l'équipe dans le premier tiers du championnat. On ne sera pas toujours aussi peu en veine pour ne rien accrocher ! 
Propos recueillis par F.C.
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