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Le 22 décembre 2004. Le scénario paraissait pourtant idéal lors de l'affiche de ce 1/8e de finale de la Coupe de la Ligue qui opposait Auxerre au FC Nantes. Après l'ouverture du score par Hassan Ahamada, les Canaris ont courageusement résisté aux vagues offensives des Bourguignons pour finalement s'incliner à deux reprises à quelques encablures de la fin du temps réglementaire. Lire l'article.
près s'être qualifié face à Laval, le FC Nantes retrouvait Auxerre, troisième en championnat, sur sa route en Coupe de la Ligue. Si la rencontre avait tout d'un remake de la saison précédente, Nantes se qualifiant aux dépens de la formation de Guy Roux en demi-finale, les Canaris espéraient surtout se donner une bouffée d'oxygène en cette fin de saison difficile. Avec neuf matches sans victoire, le FC Nantes se retrouvait en effet à la 17e place du classement au terme des matches aller. Organisés en 3-5-2 comme face à Sochaux trois jours plus tôt, Loïc Amisse procédait néanmoins à quelques modifications. David Leray et Aurélien Capoue prenaient respectivement les flancs droit et gauche du milieu de terrain tandis que Nicolas Savinaud recevait la charge d'animer le jeu nantais derrière Mamadou Bagayoko et Hassan Ahamada.
Au coup d'envoi, les Icaunais montraient rapidement leurs intentions offensives, Benjani croisant trop son tir au terme d'un contre fulgurant (2e) Sur la droite, Akalé tentait une frappe des 25 mètres que Mickaël Landreau pouvait cependant capter sans danger (9e) Le temps pour les Ligériens de bloquer les couloirs et Aurélien Capoue apportait un début de réponse avec une frappe des 18 mètres que Cool captait (18e) Mamadou Bagayoko pouvait alors profiter d'une ouverture dans le dos de la défense auxerroise mais Bolf parvenait à le tacler dans la surface (18e) Finalement, c'est sur une longue ouverture de Denis Stinat qu'Hassan Ahamada surgissait dans le dos de la défense bourguignonne et prenait le meilleur, du gauche, sur le portier sorti à sa rencontre : 0-1 (21e) Le scénario s'annonçait favorable aux visiteurs, Auxerre se retrouvant dans l'obligation de jouer contre nature, c'est-à-dire de produire du jeu.
Nantes manque le break
Bien organisés en défense et quadrillant bien le milieu de terrain, les joueurs de Loïc Amisse tenaient à distance les attaquants auxerrois jusqu'à la pause et la qualification pour les quarts de finale semblait alors à porter de main... Au retour des vestiaires, Auxerre reprenait sur les mêmes intentions mais butait toujours sur une formation nantaise solide et solidaire. En contre, Mamadou Bagayoko avait même le but du KO au bout du pied mais Mignot le reprenait, à la limite du licite, dans la surface, juste devant son gardien de but (61e) Il s'agissait sans doute là du tournant du match ! A l'approche de la fin de la rencontre, Benjani lançait Pieroni, entré en remplacement de Vandenbossche, dans la profondeur. Le Belge se présentait sur la droite de la surface nantaise et battait le capitaine canari dans un angle très fermé : 1-1 (79e) Tout était alors à refaire.
Mais les expérience malheureuses des dernières semaines - Nantes se voyant toujours rejoint ou dépassé après avoir ouvert la marque - allaient-elles peser sur les esprits des Nantais ? Auxerre, en pleine réussite, en profitaient pour insister. Mickaël Landreau repoussait ainsi une tentative d'Akalé en sortant dans les pieds de l'Ivoirien à la limite de sa surface de réparation (81e) Nicolas Savinaud lançait alors Florin Bratu. Mais le tir du Roumain n'était pas assez appuyé (83e) Qu'à cela ne tienne, Milos Dimitrijevic combinait avec Emerse Fae sur la droite. Le centre du jeune milieu de terrain était légèrement trop en retrait et la reprise de Florin Bratu n'accrochait pas le cadre (87e) Finalement, à quelques minutes du terme, Auxerre allait faire la différence sur un coup franc de Mignot. Son tir était repoussé par le mur nantais mais Cheyrou plaçait une lourde reprise que Benjani déviait, trompant le portier ligérien : 2-1 (88e) Nantes n'aurait alors plus le temps de revenir. Après l'élimination de Sochaux à Caen plus tôt dans la soirée, les Canaris, finalistes malheureux la saison passée, n'auraient pas la chance de prendre une revanche au Stade de France. Les quelques jours de vacances offerts par la trêve hivernale ne seront pas de trop pour se remettre de cette déception.
F.C.
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