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Le 16 mars 2005. En match en retard des 8e de finale de la Coupe de France, le FC Nantes s'est incliné sur le score de 3-2 face à Boulogne, formation de CFA. Face à l'engagement et à l'envie de ces amateurs, les Canaris n'ont jamais pu faire la différence et n'ont plus que le maintien comme seul objectif.
n a beau être prévénu, il n'est jamais facile d'affronter une équipe inférieure hiérarchiquement chez elle, en Coupe de France. Les Canaris, en se déplaçant à Boulogne, équipe de CFA, en match en retard des 8e de finale, en ont fait la cruelle expérience. Avec une équipe remaniée en raison d'un calendrier chargé et de quelques blessures, Serge Le Dizet avait prévenu ses joueurs quant à la nécéssité d'être à 100% face à une formation "qui est tout sauf amateur."
Dans un 4-4-2 traditionnel, les Boulonais entamaient le match pied au plancher et trouvaient la faille dès la sixième minute de jeu. Sur un centre de la gauche de Labé, Ducatel se présentait au second poteau et fusillait le capitaine nantais d'une reprise du gauche : 1-0 (6e) Sur sa première incursion dans le camp nantais, Boulogne faisait mouche. Les Canaris ne laissaient cependant pas les Nordistes profiter bien longtemps de leur avantage. Sur un long dégagement de Mickaël Landreau, Grégory Pujol prenait le meilleur sur la défense centrale des Rouge et Noir pour aller tromper Ménétrier d'un ballon piqué : 1-1 (10e) On aurait pu croire que Nantes ferait alors la différence - grâce notamment à Jérémy Toulalan (28e) ou encore à Emerse Fae (35e) -, mais la formation de Philippe Montanier répondait du tac au tac avec une frappe non cadrée d'El Hadji (24e) et une tête de Ehooman (26e) et les deux formations rentraient aux vestiaires sur ce score de parité de 1-1.
Nantes pris dans la nasse
Serge Le Dizet procédait à deux changements à l'entame de la seconde période. Bocundji Ca et Grégory Pujol - fortement chahuté par les défenseurs adverses - cédaient ainsi leurs places à Mamadou Bagayoko et à Nicolas Savinaud (46e) Des modifications qui portaient leurs fruits car, malgré une tentative d'El Hajri qui ne trouvait pas le cadre (46e), l'attaquant malien contraignait le portier boulonais à une intervention des poings au-dessus de la tête de Frédéric Da Rocha, en bonne position (58e) Ca n'était que partie remise puisque la pointe nantaise obtenait un penalty sur une sortie irrégulière de Ménétrier. Une sentence que Nicolas Savinaud transformait sans trembler : 1-2 (63e) Mais forts de leur engagement et de leur hardiesse, les Nordistes ne laissaient pas le temps aux Canaris de savourer leur avantage au tableau d'affichage. Sur un coup-franc dévié de Ducatel, le capitaine Louiron ramenait sa formation à hauteur de son prestigieux adversaire : 2-2 (66e)
Les joueurs tentaient bien de reprendre de l'avance par Mamadou Bagayoko (69e) ou par Nicolas Savinaud (75e et 84e) mais c'est Boulogne qui s'offrait la qualification sur une frappe en pivot d'Ehooman à quelques encablures de la prolongation : 3-2 (87e) Trop tard pour permettre un retour des Canaris qui se voyaient contraints de s'incliner, pris dans la nasse boulonaise. La fin de saison du FC Nantes sera entièrement dédiée au maintien en Ligue 1.
F.C.
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