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Nantes, le 19 août 2004. Les dirigeants du FC Nantes Atlantique ont reçu aujourd'hui les journalistes pour la traditionnelle conférence de presse de reprise. Dans le cadre inédit des vestiaires des joueurs, Jean-Luc Gripond, Robert Budzynski et Loïc Amisse ont répondu aux questions des médias présents.
e premier à engager les débats fût le président du FC Nantes Atlantique qui, à l'occasion d'un exposé, a souhaité faire le point sur l'inter-saison et les finances du Club. "J'ai dit dans un premier temps qu'il y aurait les départs de deux joueurs cadres, revient-il. Mario Yepes et Sylvain Armand étaient à l'époque les deux seuls joueurs à avoir été contactés (Marseille et Paris pour les deux ; Lyon pour Mario Yepes) et à avoir manifesté l'envie de partir. Notre objectif était alors de remplacer ces joueurs poste pour poste et de renforcer l'équipe en attaque." Et sur le sujet, Robert Budzynski de compléter par le rôle primordial que joue le centre de formation. "Il faut le rappeler, le premier recrutement du FC Nantes, c'est la formation, commente le directeur sportif de la Maison Jaune. Nous faisons monter "x" joueurs, nous investissons cinq millions d'euros dans la formation, nous formons "x" internationaux, avec le risque de nous les faire voler." Aujourd'hui, 70% du groupe de Loïc Amisse est issu du centre de formation et 50% de son effectif évolue au sein de sélections nationales, soit en A soit en Espoirs.
Reste que dans les faits, les départs furent plus nombreux. "La notion de "cadre" varie selon l'interprétation que chacun en fait, tempère le président. Nous avons connu deux départs qui n'étaient pas prévus parmi les cadres. Il s'agit de Nicolas Gillet et de Mathieu Berson." Quant à savoir s'il faut regretter ces départs, Loïc Amisse souhaite tourner la page. "Oui, aujourd'hui, les absences de Nicolas Gillet - mais aussi de Mario Yepes et de Sylvain Armand - se font sentir, commence le technicien. Mais ils sont partis. Maintenant, il faut du temps pour retrouver les automatismes. Quand il est arrivé, Mario aussi a eu besoin de temps pour s'adapter."
Un recrutement sans doute pas terminé
Avec un budget d'environ 40 millions d'euros - "ce qui nous situe au niveau de Lens et de Bordeaux," explique le président - l'objectif de l'équilibre est atteint. "Quoiqu'il en soit, l'intégralité des montants des transferts est ré-attribué à l'amélioration des outils du groupe sportif et aux transferts, indique Jean-Luc Gripond. Plutôt que de tout changer en une fois, nous nous sommes donné un programme pour faire, chaque année, des travaux." Rénovation complète des vestiaires, matériel de balnéothérapie pour les soins et la récupération flambant neuf, nouveaux terrains synthétiques... l'inter-saison fût riche en amélioration de l'outil de travail du groupe professionnel.
Côté transferts, le recrutement du FC Nantes pourrait ne pas être terminé, "même si tout n'est pas possible, Nantes ne disposant pas des moyens de Paris, Lyon, Marseille ou Monaco", tempère Robert Budzynski. Avec l'enveloppe du départ de Mathieu Berson, Loïc Amisse se laisse le temps de la réflexion quant au poste et au profil souhaité. On s'oriente pour le moment vers un remplacement poste pour poste, pour la fin du mois d'août ou le mercato d'hiver. "C'est vrai, nous sommes obligés de prendre des joueurs en devenir qui doivent confirmer, explique le directeur sportif. Maintenant, Mario Yepes a dû s'adapter. Qui connaissait ce joueur quand il est arrivé ?" Nantes se lance dans un nouveau cycle - avec les cinq nouvelles recrues dont quatre internationaux - et il faudra du temps pour que l'alchimie se fasse.
F.C.
Les ressources du FC Nantes Atlantique
Avec un budget d'environ 40 millions d'euros, le FC Nantes se situe au niveau de Lens et de Bordeaux. Côté dépenses, 60% des moyens du Club sont affectés à la masse salariale. "La politique que nous avons choisie est d'avoir un budget à l'équilibre, explique Jean-Luc Gripond. Certains pensent qu'il faut faire du bénéfice, d'autres du déficit. Chacun son avis."
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