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Nantes, le 23 avril 2005. Alors qu'il menait 2-0 après 46 minutes de jeu face à Marseille - grâce à un doublé d'Olivier Quint qui ponctuait une première heure de jeu virevoltante des Canaris -, le FC Nantes devait finalement concéder le match nul. Pas de quoi assurer le maintien, d'autant que Bastia, vainqueur de Caen, revient à quatre points.
es supporters nantais visualiseront et re-visualiseront souvent cette occasion de Mamadou Diallo qui, après avoir effacé Fabien Barthez, croisait trop sa frappe qui passait à quelques centimètres du montant gauche du but olympien. Il s'agissait de la 64e minute et ce but aurait permis de fermer les débats entre un Nantes jusque-là plein de maîtrise et un Marseille crispé. Mais le sort en avait décidé autrement...
A l'entame de la rencontre, les joueurs de Serge Le Dizet résistaient bien au pressing haut de leurs adversaires et répondaient par leur mobilité et leur disponibilité. Benoît Pedretti lançait bien Habib Bamago dans le dos de la défense canarie mais la reprise de l'attaquant partait au-dessus du cadre (11e) Le même Pedretti alertait Steve Marlet sur un coup-franc à 25 mètres mais la reprise de l'international filait juste à gauche (13e) Il s'agissait des deux seules occasions olympiennes pour la première mi-temps. La réponse canarie venait de Frédéric Da Rocha qui centrait pour Gilles Yapi, bien seul au deuxième poteau, trop court pour infléchir la course du ballon (13e) Fabien Barthez devait alors se déployer pour dévier en corner une lourde frappe de Jérémy Toulalan, à la conclusion d'un beau mouvement entre Frédéric Da Rocha et Olivier Quint (15e) Les débats semblaient alors s'équilibrer mais sur un corner de Gilles Yapi, Olivier Quint pouvait reprendre le cuir d'une superbe frappe qui trompait le portier de l'équipe de France : 1-0 (29e) Un but qui venait ponctuer la domination progressive du FC Nantes.
Un doublé qui ne suffit pas...
Au retour des vestiaires, Philippe Troussier procédait à un double changement pour apporter une meilleure tenue du ballon dans le camp nantais grâce à Peguy Luyindula et un surplus de percussion dans le milieu du terrain grâce à Samir Nasri (46e) Mais les Marseillais n'avaient pas le temps de mettre en place leur nouveau dispositif qu'Olivier Quint plaçait une nouvelle frappe à la retombée d'un centre de Gilles Yapi. Fabien Barthez était battu pour la seconde fois : 2-0 (46e) On aurait pu penser que, le break fait, Nantes allait pouvoir dérouler. Et le public y croyait, les Canaris privant leurs adversaires de ballon grâce à une grande mobilité et une grande disponibilité. L'OM tentait bien de revenir mais Mickaël Landreau s'érigeait en dernier rempart en sortant dans les pieds de Bamago parti seul en contre dans le dos des défenseurs (61e) Mamadou Diallo ayant manqué de peu le but du KO (64e), Nantes se mettait alors à reculer face à un Marseille revigoré. Benoît Pedretti, de plus en plus insistant, profitait ainsi d'un ballon repoussé par la défense nantaise pour placer une lourde frappe en demi-volée qui trouvait la lucarne de Mickaël Landreau : 2-1 (69e)
La machine olympienne pouvait alors y croire de nouveau et les joueurs de Philippe Troussier se faisaient de plus en plus insistants... jusqu'à l'égalisation de Koke d'une puissante frappe que Mickaël Landreau ne pouvait que dévier : 2-2 (83e) Littéralement laminés physiquement après de considérables efforts, les vingt-deux acteurs ne pouvaient alors plus faire la différence. Le score en restait donc là. Nantes était passé tout près du maintien et d'une formidable prestation. Dommage que les Canaris ne puissent mieux finir leurs matches. Ils prennent néanmoins un point très précieux dans leur objectif de maintien. Quinzième avec 39 points, le FC Nantes ne compte désormais que quatre longueurs d'avance sur Bastia, premier relégable et vainqueur de Caen. Il faudra se battre jusqu'au bout.
F.C.
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