|
Nantes, le 26 septembre 2004. Pour son troisième match de la semaine, le FC Nantes s'est imposé face à Lens en 8e journée de Ligue 1, au terme d'un match très serré, notamment au milieu du terrain. Finalement, Grégory Pujol donnait la victoire aux Canaris grâce à une très belle réalisation qui lui permet par la même occasion d'ouvrir son compteur personnel, cette saison.
e match décalé de la 8e journée de Ligue 1 réservait aux amateurs de football une opposition entre deux formations particulièrement réputées pour leur talent à distiller du beau jeu. Pour autant, Nantais et Lensois faisaient face à l'obligation d'engranger des points pour se sortir d'une zone difficile au classement. Conscients que leur équipe avait besoin de tous les soutiens, les supporters nantais donnaient de la voix.
Alignés dans la même organisation qu'à Monaco - seul Julio Caceres effectuait son retour et remplaçait Stephen Drouin -, les Canaris se positionnaient haut sur le terrain et pressaient rapidement le porteur de ballon adverse. L'essentiel des débats se plaçait rapidement au milieu du terrain et une impression de KO planait sur les premières minutes de jeu. Pour autant, peu d'occasions franches étaient à relever, de part et d'autre. En combinaison avec Alexander Viveros, Gilles Yapi plaçait un pointu sans danger pour Itandje (11e) Sur une nouvelle construction, l'Ivoirien ne trouvait, cette fois, pas le cadre (28e) Ce n'était que partie remise puisque le milieu de terrain contraignait le portier nordiste à une parade sur une frappe des 25 mètres (42e) Florin Bratu, pour sa troisième titularisation, n'était pas en reste mais Itandje s'interposait (15e et 25e) En fin de mi-temps, Les Sang et Or étaient proche d'ouvrir le score sur un contre de Keita mais Alexander Viveros, puis Mickaël Landreau repoussait les tentatives du Malien (45e)
Grégory Pujol libère les siens
Au retour des vestiaires, Florin Bratu devait laisser sa place à Mamadou Bagayoko en raison d'une blessure derrière la cuisse gauche (46e) Même cause pour le même effet côté lensois puisque Keita devait céder sa place à Diane en raison d'une douleur à un oeil (46e) Malgré la coupure de la pause, les Canaris revenaient sur le terrain avec les mêmes intentions, maîtrisant le ballon et le milieu de terrain tandis que les Sang et Or semblaient se contenter d'attendre pour évoluer en contre. Sur un coup franc de Nicolas Savinaud sur la droite de la surface d'Itandje, Grégory Pujol voyait sa tête passer juste au-dessus du cadre (58e) Ce n'était que partie remise puisque l'attaquant nantais bénéficiait d'un ballon récupéré par Gilles Yapi à 25 mètres du but. Il effaçait Nicolas Gillet et plaçait une lourde frappe avant l'intervention de Hilton. Le ballon filait dans la lucarne droite du portier lensois : 1-0 (59e) Une magnifique frappe qui permettait à Grégory Pujol d'ouvrir son compteur personnel en Ligue 1 pour la saison.
Contraints de revenir au score, chose qu'ils avaient su faire face à Strasbourg et à Paris, les hommes de Joël Müller se lançaient alors à l'assaut du but nantais. Mais malgré l'entrée en jeu d'un troisième attaquant en la personne Bakari, la défense de Mickaël Landreau tenait bon. Le capitaine canari repoussait ainsi les tentatives de Utaka (62e), de Bakari (79e) ou encore de Cousin (86e) Abusant de longues ouvertures aériennes, les Sang et Or butaient sur Nicolas Savinaud, Julio Caceres, Loïc Guillon et Alexander Viveros, décidément intraitables. En contre, les Canaris auraient même pu "tuer le match" d'abord par une frappe de Gilles Yapi qui trouvait la barre transversale (67e) ou encore par un contre de Mamadou Bagayoko qui se terminait dans le petit filet (71e) Les Canaris s'imposaient par la plus petite marge mais bien assez pour leur donner une bouffée d'oxygène. Avec trois points de plus dans leur escarcelle - six au total sur la semaine - les joueurs de Loïc gagnent une place au classement mais surtout se rapprochent de la tête. Ils sont maintenant à quatre longueurs du quatrième. Les Canaris seraient bien inspirés d'aller chercher une victoire en Alsace, dans une semaine pour bonifier le travail réalisé cette semaine.
F.C.
|