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Nantes, le 16 octobre 2004. Comme un air de coupe, il aura fallu attendre l'ultime minute du temps réglementaire pour que les Canaris s'imposent, grâce à un pénalty de Nicolas Savinaud, face au Paris Saint Germain en 10e journée de Ligue 1. Du coup, le FC Nantes remonte à la 7e place du classement et peut préparer dans la sérénité le difficile calendrier qui l'attend avec deux déplacements, à Caen puis à Ajaccio.
l est toujours difficile de savoir quelle est l'incidence d'une petite trêve - imposée par le calendrier international - sur la dynamique d'une équipe. Fatigués par le décalage horaire et un retour la veille du match, Julio Caceres et Alexander Viveros, comme Mario Yepes pour Paris, étaient néanmoins alignés dans le onze de départ. Confronté aux absences de Jérémy Toulalan et de Gilles Yapi, suspendus, Loïc Amisse optait pour des remplacements poste pour poste avec les titularisations d'Olivier Quint et de Fodil Hadjadj - le premier n'avait plus joué depuis Rennes - Nantes au cours duquel il s'était blessé aux vertèbres tandis que le second se voyait aligné pour la première fois de la saison dans le onze de départ -, préservant ainsi l'organisation en 4-4-2 qui avait permis à sa formation de trouver son rythme de croisière sur le plan du jeu et des résultats.
Après un round d'observation d'une dizaine de minutes, les Canaris prenaient le jeu à leur compte. Malgré la grosse densité au milieu du terrain imposée par les joueurs de la capitale, Florin Bratu prenait le meilleur sur Mario Yepes et centrait pour Grégory Pujol. Trop court, l'attaquant devait laisser filer... jusqu'à Olivier Quint qui contrôlait avant de frapper. Battu, Letizi ne devait son salut qu'à sa barre transversale ! (8e) A l'exception d'une frappe de Grégory Pujol qui n'accrochait pas le cadre (12e), les Canaris ne parviendraient plus à s'approcher du but parisien jusqu'à la pause.
Nicolas Savinaud, sauveur à double titre
Tandis que la formation de Vahid Halilhodzic s'en remettait aux coups de pieds arrêtés de Jérôme Rothen (15e, 26e) et aux contres de Reinaldo (44e, 58e), l'action la plus dangereuse était à mettre au crédit d'un ancien nantais... sur un coup-franc à trente mètres, Sylvain Armand contraignait Mickaël Landreau à dévier le cuir sur son poteau (58e) Charles-Edouard Corridon, en contre, avait à son tour une très belle opportunité. Après avoir effacé Julio Caceres à l'entrée de la surface, le milieu offensif évitait le capitaine nantais sorti à sa rencontre. Mais son tir était mis en corner par le retour in extremis de Nicolas Savinaud (59e) Ces deux actions étaient-elles à l'origine de la réaction des Jaunes ? Toujours est-il que les joueurs de Loïc Amisse haussaient leur niveau de jeu et parvenaient mieux à se défaire du piège qui les attendait au milieu du terrain. Lancé par Frédéric Da Rocha, Grégory Pujol servait Florin Bratu d'une aile de pigeon qui se retrouvait alors dans une position idéale. Mais, jouant de malchance, le Roumain roulait sur son ballon (67e) Dans la minute suivante, il tentait de se racheter d'une frappe enveloppée qui passait cependant juste à droite du but de Letizi (59e)
Malgré les changements effectués de part et d'autre, le match semblait s'acheminer vers un partage des points sur un score nul et vierge... jusqu'à un centre de la droite pour Mamadou Bagayoko qui, poussé par Pierre-Fanfan, obtenait un penalty. Nicolas Savinaud, qui avait déjà sauvé son équipe face à Coridon, se chargeait de la transformation, sans problème : 1-0 (90e) Il ne restait alors plus le temps pour Paris de réagir et malgré les trois minutes de temps additionnel, les Canaris s'imposaient devant plus de 35000 personnes venues les supporter. En se hissant à la septième place du classement et en engrangeant une nouvelle victoire, les joueurs de Loïc Amisse peuvent désormais préparer avec sérénité les échéances qui les attendent.
F.C.
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