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Le 20 décembre 2005. Trop attentistes dans une première mi-temps qui les voyaient menés 2-0 à la pause, les Canaris ont beaucoup tenté en seconde période pour prolonger l'espoir. En vain. Nantes, battu 3-1 par un Bordeaux très réaliste, doit quitter une compétition dont il avait fait l'une de ses priorités.
olides. Solides mais trop attentistes et trop empruntés pour pouvoir passer cette difficile étape que constituait un 1/8e de finale en Coupe de la Ligue au stade Chabans-Delmas. Organisés en 3-5-2, comme en championnat trois jours plus tôt, les joueurs de Serge Le Dizet se sont sans doute trop attachés à bien défendre, oubliant par la même occasion de se projeter en attaque dès que l'occasion se présentait. Du coup, après une entame de partie très lente de part et d'autre, il fallait attendre un coup franc de Denilson repoussé par le mur nantais pour voir le premier tir au but (19')
Trop attentionné sur le quadrillage du milieu de terrain, les Canaris se faisaient surprendre sur la première accélération bordelaise dans le couloir droit. Alonso parvenait ainsi à centrer et Perea coupait de la tête la trajectoire du cuir au premier poteau : 1-0 (23') La réaction nantaise restait néanmoins timide, la plus belle action étant un centre de Jérémy Toulalan pour Frédéric Da Rocha repris in extremis au moment de frapper par Henrique (37')
| Bordeaux, très réaliste, prend le large |
En fin de première période, Bordeaux parvenait à se mettre à l'abri d'un retour de leurs adversaires. Sur un coup franc de Jurietti aux vingt-cinq mètres, Laslandes surgissait dans le dos de la défense nantaise et fusillait Mickaël Landreau d'un smash de la tête. Le capitaine canari tentait bien de s'y reprendre à deux fois mais ne parvenait pas à repousser le tir du meilleur buteur français en exercice : 2-0 (38')
Au retour des vestiaires, Serge Le Dizet modifiait son dispositif tactique pour passer sa formation en 4-4-2. D'abord timide, cette ré-organisation prenait progressivement corps avec une main mise sur le jeu des Jaunes. Mais ni Savinaud (53') ni Keserü (56') ne trouvaient l'ouverture, la palme de la plus belle opportunité revenant à Mamadou Diallo. Sur une ouverture de Frédéric Da Rocha, le Malien se présentait seul face à Ulrich Ramé mais c'est le capitaine girondin qui remportait le duel (59') Finalement, dans la confusion et alors que Rio Mavuba était au sol, Frédéric Da Rocha profitait d'une longue ouverture de Pascal Delhommeau. Le portier bordelais se voyait alors sanctionné pour une sortie hasardeuse dans les pieds de l'attaquant nantais. Une sanction que Mamadou Diallo transformait sans peine : 2-1 (67') Nantes se livrait alors corps et âme pour inscrire le but de l'égalisation et prolonger l'espoir. Mais sur un ultime contre dans le temps additionnel, Bordeaux gagnait définitivement son billet pour les quarts de finale. Sur un brillant travail de Darcheville, ce dernier adressait un centre parfait pour Laslandes qui ne se faisait pas prier pour transformer l'offrande : 3-1 (92') Trop tardif à l'allumage, les Canaris sortaient d'une compétition dont ils avaient fait l'un de leurs principaux objectifs de la saison.
F.C.
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