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Nantes, 21 mars 2006. Sous pression avant ce 8e de finale qui les opposait à Dijon, les Canaris ont maîtrisé leur sujet pour l'emporter sur le score de 3-0. C'est Jean-Jacques Pierre qui ouvrait la marque en première période, suivi de Dennis Oliech et d'Olivier Quint en fin de rencontre. De quoi entretenir la flamme dans cette compétition et redonner un peu de confiance en championnat.
l est de ces actions qui sont de véritables tournants dans une rencontre de football. La tête du Dijonnais Esteves sur le poteau de Mickaël Landreau en fait partie. Après une bonne entame de match qui obligeait les Bourguignons à se recroqueviller en défense, les joueurs de Serge Le Dizet frôlaient en effet la correctionnelle sur une remise au centre. Battu, le capitaine nantais était suppléé par son poteau et un frisson parcourait les travées de la Beaujoire (28') ! L'ouverture du score par le DFCO aurait cependant tenu du hold-up. La formation de Rudy Garcia ne s'était en effet jusqu'alors procuré aucune occasion dangereuse.
A l'inverse, Nantes maîtrisait bien son sujet, notamment par une main-mise sur le milieu de terrain, quasiment sans partage. Du coup, sur un pressing sur Vosahlo, Mamadou Diallo surgissait face à Perraud, le portier dijonnais, mais ne trouvait pas le cadre sur son tir (13') Mais face à une formation qui se recroquevillait de plus en plus dans ses trente mètres, la solution ne pouvait venir que sur coup de pied arrêté. Mauro Cetto voyait ainsi une première tête déviée en corner (27') et Julio Rossi voyait son coup-franc capté par le Perraud (32')
Nantes, maître du
milieu de terrain
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Juste avant la pause, sur un nouveau corner de l'Italo-Argentin, le défenseur central des Canaris s'élevait le plus haut pour couper la trajectoire du ballon. Pas assez cependant... mais Jean-Jacques Pierre surgissait à son tour au second poteau et smashait le cuir de la tête, Perraud ne pouvant qu'effleurer la balle : 1-0 (42') Sans doute le meilleur moment pour prendre l'avantage. Frédéric Da Rocha tentait bien de doubler la mise avant la pause mais sa frappe sur un ballon mis en retrait par Mamadou Diallo filait à droite du but dijonnais (44')
Au retour des vestiaires, Rudy Garcia tentait d'apporter du poids à son attaque en reconstituant son duo offensif avec l'entrée de Mangione aux côtés d'Esteves (treize buts à eux deux en championnat) Ce dernier, en relais avec Mangione, tentait bien une frappe à vingt-cinq mètres qui trouvait Mickaël Landreau, en deux temps, sur sa trajectoire (52') La maîtrise du milieu de terrain restait nantaise et Dijon peinait toujours à trouver le chemin de la surface nantaise. Il fallait toutefois attendre le dernier quart d'heure de jeu pour que les Canaris creusent l'écart, au moment où le DFCO se décidait à jouer son va-tout pour revenir à la marque. Sur une ouverture dans la profondeur, Dennis Oliech, entré en jeu deux minutes plus tôt, prenait l'ascendant sur Ba avant d'aller remporter son duel face à Perraud d'une frappe enveloppée : 2-0 (85') Abattus, les joueurs de Dijon se laissaient surprendre dans le temps additionnel par un centre en retrait de Mamadou Diallo à destination d'Olivier Quint qui s'avançait à l'entrée de la surface pour fusiller le portier bourguignon : 3-0 (93') La messe était dite et Nantes poursuivait sa route dans la compétition au terme d'un match sérieux. De quoi redonner le sourire à une équipe critiquée ces derniers temps et, pourquoi pas, un peu de confiance pour la suite du championnat. On ne pourra s'empêcher, cependant, de souligner l'incongruité des sifflets dont a été la victime Pascal Delhommeau à chacun de ses ballons touchés. Terrible ! 
F.C.
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