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Nantes, le 12 mars 2006. Nantes a livré un gros combat face à une solide formation de Lille. Et Nantes a mené dès le début de la rencontre sur un geste plein de lucidité de Julio Rossi qui lobbait Sylva. Mais Nantes a aussi craqué à cinq minutes de la fin, sur un contre de Keïta. Du coup, c'est la frustration qui l'emporte...
n recevant Lille pour le compte de la 30e journée, le FC Nantes Atlantique voulait retrouver des couleurs après un parcours de deux matches nuls et une défaite. C'est surtout la manière qui troublait tant Nantes semblait absent face à des adversaires réputés pour leur qualité dans l'engagement. Aussi, Serge Le Dizet avait-il appelé ses joueurs à avoir un esprit commando pour aborder les neuf rencontres d'ici à la fin de la saison. Organisés en 4-3-3, les Canaris répondaient immédiatement présents, Jérémy Toulalan montrant l'exemple par une frappe à un peu plus de vingt mètres qui n'accrochait pas le cadre (2')
Nantes combinait et trouvait plutôt bien les espaces dans une formation organisée en 4-5-1. C'est d'ailleurs sur un beau mouvement initié à droite du milieu de terrain que Frédéric Da Rocha plaçait le ballon dans l'axe pour Mamadou Diallo qui laissait filer jusqu'à Julio Rossi. L'Italo-Argentin décalait sur la gauche et décochait un lob du gauche sur Tony Sylva, avancé. Le portier nordiste ne pouvait reprendre le cuir et Julio Rossi pouvait célébrer son premier but sous le maillot jaune : 1-0 (6')
Nantes cède encore
dans les ultimes minutes |
La suite de la rencontre sombrait dans un jeu haché, dû aux nombreuses fautes de part et d'autre et à Bruno Coué, l'arbitre de la rencontre. Sans doute un peu tatillon, l'homme en noir sortait ainsi à six reprises le carton jaune en l'espace de vingt minutes... Mais Nantes continuait à montrer du mouvement et des velléités offensives, à l'image de Rossi qui centrait pour Diallo dont la frappe en pivot était contrée (19'), de Frédéric Da Rocha qui trouvait Sylva sur la trajectoire de sa frappe (39') ou encore Emerse Fae qui ne trouvait que le petit filet au terme d'un mouvement avec Mamadou Diallo. Lille n'était pourtant pas en reste, se montrant dangereux surtout sur coups de pied arrêtés : Makoun remettait ainsi le cuir de la tête pour le retourné de Mirallas qui ne trouvait pas le cadre (20') et, sur corner, le capitaine lillois s'élevait le plus haut dans la mêlée et smashait le cuir mais Emerse Fae sauvait sur sa ligne (36')
Dès l'entame de la seconde période, les hommes de Claude Puel mettaient le pied au plancher et Loïc Guillon devait dégager sans ménagement le ballon devant Fauvergue, bien lancé. Sur le corner à suivre, le ballon était une nouvelle fois repoussé sur la ligne par Emerse Fae (46') Loïc Guillon s'illustrait quelques minutes plus tard, cette fois sur un coup franc aux abords de la surface lilloise, son ballon passant à quelques centimètres du montant gauche de Sylva (50') La partie sombrait alors dans un faux rythme, Lille payant sans doute les efforts consentis trois jours plus tôt en Coupe UEFA, tandis que Nantes se positionnait en position d'attente pour lancer en contre ses flèches Diallo et Oliech, entré à la 66'. A quelques minutes du terme de la partie, les offensives nantaises se faisaient plus tranchantes, comme cette frappe d'Emerse Fae, qui après avoir effacé deux Dogues à l'entrée de la surface, voyait son ballon filer au-dessus de la transversale du but de Sylva (83') ou encore cette tentative de lob des trente-cinq mètres de Mamadou Diallo (85') Mais sur un petit relâchement coupable, alors que les Canaris ne semblaient plus en danger, le ballon était intercepté dans les pieds de Jérémy Toulalan et Keïta partait en contre battre Mickaël Landreau : 1-1 (85') Un ultime coup-franc de Loïc Guillon qui contraignait Sylva à une belle parade (91') entretenait l'espoir mais Lille, satisfait du résultat, s'était replié en défense pour conserver le point acquis. Nantes ne déméritait pas mais payait cher cette petite erreur et le fait de n'avoir pas su se mettre à l'abri.
F.C.
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