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n a beau être prévenu, mais le football se joue parfois sur un geste qui permet de débloquer le sort d'une rencontre. Les Nantais ont en tout cas de quoi être amers... Contre le cours du match, le Roumain Niculae donnait l'avantage à Auxerre d'une frappe du gauche à vingt mètres (40'), au terme d'une première période dirigée par les joueurs de Georges Eo. Car, attentistes au moment d'entamer leur septième rencontre en vingt jours, les Icaunais devaient la plupart du temps se contenter de courir après le ballon pour fermer les intervalles que les Canaris pouvaient ouvrir. Ainsi, sur un beau mouvement initié par Emerse Fae en relais avec Mamadou Diallo, Julio Rossi tentait une frappe à l'entrée de la surface qui échouait sur Cool, bien placé (6') Quelques instants plus tard, sur un corner de l'Italo-Argentin, le cuir semblait promis à la reprise de volée au second poteau de Dimitri Payet. Mais Kalabane intervenait in extremis... de la main ! (10') Cela ne semblait en tout pas justifier l'intervention de monsieur Moulin...
Nantes ne lâchait pas pour autant et continuait à construire, à l'image de Dimitri Payet dont le centre fort dans le dos de la défense auxerroise ne trouvait pas preneur (31'), de Franck Signorino qui, à la réception d'une longue transversale, pouvait repiquer dans l'axe avant de tenter une frappe du droit (32') ou encore de ce beau mouvement collectif au milieu du terrain que le latéral gauche concluait par un centre-tir qui n'accrochait pas le cadre (37') Si cela ne passait pas dans le jeu, les Canaris n'étaient pas en reste sur coup franc. Si la tentative de Mamadou Diallo n'accrochait pas le cadre de Fabien Cool (23'), la reprise de Karim El Mourabet à la retombée d'un coup franc de Julio Rossi mettait le portier icaunais à rude épreuve (33')
Auxerre évolue en contre
Il s'agissait alors de la dernière occasion nantaise, en première période. Evoluant en contre - tout simplement le plan tactique prévu par Jean Fernandez -, Niculae décalait le cuir devant la surface pour la frappe de Mathis qui obligeait Vincent Briant à un bel arrêt. Le jeune portier nantais ne pourrait cependant rien sur l'action suivante... Au retour des vestiaires, revigorés par cette domination au tableau d'affichage, les coéquipiers de Benoît Pedretti étaient proches de doubler la mise, notamment par Akalé (48' et 56') puis Benoît Cheyrou (52') Auxerre n'évoluerait alors plus qu'en contre, s'arc-boutant en défense pour repousser les tentatives nantaises à vingt-cinq mètres du but de Fabien Cool. Dennis Oliech, entré en jeu quelques minutes auparavant, trouverait toutefois la profondeur sur une remise de Julio Rossi, la lourde frappe du Kenyan étant repoussée par le portier icaunais (78')
Nantes devait s'incliner, sans avoir démérité, comme le soulignait Georges Eo à l'issue de la rencontre. "On le savait, il ne faut pas faire d'erreur face à Auxerre. Nous en avons fait une, mais l'équipe a quand même fait un bon match. Nous avons trouvé des principes qui nous correspondent et augurent de meilleurs matches." Sur le plan comptable, ce revers ne permet pas à Nantes de confirmer le redressement initié face à Marseille. Nantes retrouve la zone de relégation avec la 18e place. La petite trêve imposée par les rencontres internationales devrait permettre à l'entraîneur de peaufiner les réglages, avant la venue de Sochaux, samedi 14 octobre (20h) 
F.C.
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