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ans cette entame de match catastrophique qui permettait à Lille de prendre l'avantage, la physionomie du match aurait - et c'est un euphémisme - été bien différente. Visiblement crispés, les joueurs de Serge Le Dizet n'avaient pas le temps de prendre confiance quand Keita lançait Odemwingie dans le dos de la défense. Bien que Loïc Guillon prenne le meilleur sur l'attaquant lillois, il n'assurait pas son contrôle et offrait au meilleur buteur nordiste une opportunité de tromper Vladimir Stojkovic d'une balle piquée : 0-1 (11') La situation devenait alors idéale pour Lille, experte dans la maîtrise et la rigueur défensive. Et Nantes avait du mal à digérer...
Odemwingie, profitant de la fébrilité dans l'animation défensive ligérienne, aurait même pu corser rapidement l'addition, ses reprises n'accrochant pas le cadre (15' et 22') Il fallait donc attendre la demi-heure de jeu pour voir les débuts d'une réaction nantaise - et l'ire des supporters ! - avec un coup-franc de Julio Rossi que Loïc Guillon ne pouvait qu'éffleurer de la tête (25') Juste avant la pause, Dimitri Payet - alerté par Franck Signorino - semait le trouble sur la gauche de la défense lillois. Le jeune attaquant centrait au premier poteau mais Sylva repoussait la reprise à bout portant de Frédéric Da Rocha puis détournait en corner la frappe de Julio Rossi (41')
La machine nantaise se met en route
Au retour des vestiaires, les joueurs de Claude Puel avaient une nouvelle fois l'opportunité de "tuer le match" mais Emerse Fae sauvait sur sa ligne (49') C'était là la dernière action pour Lille. Car ensuite, la machine nantaise se mettait en marche et inversait la tendance d'une partie qu'on voyait jusqu'alors mal partie. Les Canaris se libéraient et retrouvaient de la mobilité et de l'esprit d'initiative. Milos Dimitrijevic, entré en remplacement d'Alioum Saïdou (51'), sonnait ainsi la révolte d'un slalom des trente mètres du but lillois qu'il concluait d'une frappe qui s'envolait dans les tribunes (62')
Mais l'intention était là ! Dennis Oliech, précieux par ses courses ravageuses, parvenait à adresser un centre au deuxième poteau pour une reprise de volée qui passait largement au-dessus du but (65') Mais il s'agissait d'un réglage de la mire... Sur une belle remise de Julio Rossi, alerté par Loïc Guillon, le jeune Réunionnais recevait le cuir dans l'axe et plaçait une magnifique frappe qui trouvait la lucarne droite de Sylva : 1-1 (68') La Beaujoire exultait ! Le jeune attaquant ne comptait pour autant pas s'arrêter là et tentait, quelques minutes plus tard, une frappe à vingt mètres qui passait au ras du montant droit du but lillois (71') Sur une nouvelle perforation de Dennis Oliech, Dimitri Payet pouvait à nouveau faire parler la poudre, son tir passant juste au-dessus du but (76') Nantes terminait très fort, beaucoup mieux que Lille qui semblait alors se contenter de colmater les brèches ouvertes par une équipe à la mobilité retrouvée. Mais le score en resterait là... Certe, Nantes entrait dans la zone de relégation et ne faisait mieux qu'un match nul. Mais la manière et l'état d'esprit affichés face à une équipe d'un tel calibre laisse entrevoir des jours meilleurs. Il faut maintenant réitérer et trouver la régularité à ce niveau. Les résultats suivront alors naturellement... 
F.C.

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