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l fallait avoir le coeur et l'estomac bien solides pour entrer sur la pelouse dans un match sous haute tension entre deux géants du football français, pourtant 19e et 20e au classement. Au coup d'envoi, les joueurs de Georges Eo semblaient plus libérés et les plus prompts à distiller leur jeu pour aller porter le danger devant le but de Flavio Roma. Monaco, emprunté, semblait plus attaché à durcir le jeu, Plasil se montrant particulièrement zélé dans ce domaine. Il se verrait logiquement exclu, peu avant la mi-temps.
A l'exception d'une frappe de Di Vaio à la conclusion d'une longue ouverture, le match se déroulait à sens unique. Et les Canaris pensaient bien tenir l'ouverture du score quand monsieur Jaffredo désignait le point de penalty, consécutif à une main de Bernardi sur un centre de Dimitri Payet. Mais Mamadou Diallo échouait sur Roma (22')
Flavio Roma intraitable sur sa ligne
Les Canaris ne se donneraient fort heureusement pas le temps de cogiter et de douter, Alioum Saïdou plaçant une lourde reprise de voléde aux trente mètres à la retombée d'un ballon repoussé de la tête par Bolivar. Malgré la parade du portier monégasque, Mamadou Diallo surgissait pour glisser le ballon dans l'axe à Julio Rossi qui transformait l'offrande : 1-0 (27') Nantes exultait ! Et cette ouverture du score semblait bien logique au vu de la première période des Canaris, qui ne s'arrêtaient pas en si bon chemin, avides de creuser l'écart et diminuer la pression. Dimitri Payet se montraient particulièrement précieux aux avants-postes, tentant une frappe à 22 mètres qui n'accrochait pas le cadre (34'), tout comme le centre millimétré au premier poteau de Julio Rossi que le Réunionnais coupait de la tête (43')
Réduits à dix pour toute la seconde période après l'expulsion de Plasil, les Monégasques se montraient un peu mieux en place, Nantes s'attachant surtout à maîtriser le ballon pour ne pas se faire surprendre. Et il y a de quoi, avec les individualités qui composent l'AS Monaco ! Pourtant, les joueurs de Laurent Banide ne parviendraient pas à créer le décalage, à l'exception de ce contre de Gakpe en toute fin de partie, Di Vaio plaçant une lourde frappe dans la surface de Vincent Briant qui ne trouvait que l'extérieur du filet nantais (88') Un frisson parcourait la Beaujoire... Bien trop peu en tout cas pour espérer revenir à la marque dans un période où Nantes avait bien failli creuser l'écart par des frappes de Rossi (65', 71', 76' et 84') ou encore d'Alioum Saïdou (80') et Frédéric Da Rocha (86') Mais l'action la plus chaude était à mettre au crédit de Dennis Oliech, ou plutôt de Flavio Roma, intraitable sur sa ligne, qui repoussait d'une parade la tête du Kenyan (85') Nantes tenait sa victoire. Pour la première fois de la saison, Nantes n'a pas encaissé de but ! de quoi fournir une bonne base de travail pour la suite. Après la joie de cette deuxième victoire, il faudra rapidement se remettre au travail avant un nouveau périlleux déplacement à Sedan. 
F.C.
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