|

Le 11 avril 2008. En déplacement à Ajaccio pour le compte de la 32e journée de Ligue 2, le FC Nantes s'est incliné 2-1. Plus que la défaite, c'est surtout les conditions de celle-ci qui resteront en travers de la gorge de Nantais pourtant dominateurs pendant plus d'une heure. Mais deux décisions de l'arbitre assistant ont fait basculer le match...
ichel Der Zakarian avait pourtant prévenu... "Jouer en Corse est toujours compliqué." Mais là, on a sans doute atteint un summum ! Alors qu'Ajaccio ne s'est procuré qu'une demi occasion, les joueurs de Gernot Rohr se sont imposés 2-1. Au bénéfice d'un pénalty très avantageux pour une obstruction de Loïc Guillon sur Marcos transformé par Mandrichi (24') puis sur un but du même Mandrichi à la conclusion d'un centre de Collin (74') Seulement voilà, on ne sait toujours pas si le ballon a franchi la ligne...
Les Canaris avaient pourtant jusqu'alors été dominateurs, ouvrant même la marque par Thomas Dossevi qui reprenait un coup - franc repoussé de Rémi Maréval (18') Dominateurs ? Le mot est faible tant les Corses n'ont jamais été dans la surface de Tony Heurtebis. Et Debes, le portier ajaccien, de se montrer décisif sur une frappe de Ricardo Faty (10')
Pour le reste, on en voudra encore une fois au corps arbitral quand Philippe Kalt ne bronchera pas le moins du monde sur la grossière faute de Rocchi sur Ricardo Faty, dans la surface corse (24') Mais on oubliera pas non plus que les Canaris ont eu l'opportunité de faire la différence. Cette fois cependant, le réalisme n'était pas au rendez-vous...
Par deux fois, Filip Djordjevic - titularisé pour la quatrième fois depuis son arrivée - aura la balle du break au bout du pied, sans convertir l'offrande qui lui était faite. D'abord sur une ouverture de Thomas Dossevi qui lui permettait d'effacer le portier corse, sa frappe enchaînée passant à droite du cadre (31') ; puis sur un centre millimétré de Rémi Maréval. Le Serbe manquait l'immanquable en expédiant le cuir dans les tribunes face à un but déserté par Debes (42'). Juste avant la pause, l'attaquant sera à nouveau lancé dans la profondeur par Ricardo Faty. S'il effaçait bien le portier corse d'une balle piquée, il ne pouvait cependant reprendre le cuir pour donner l'avantage aux siens.
Mais dès lors le deuxième but accordé aux joueurs de l'Ile de Beauté, les Nantais ne reviendraient plus dans la partie, sans doute rongés par un fort sentiment d'injustice. Le FCN enregistre ainsi sa cinquième défaite de la saison, la première depuis la visite du Havre. Le leader, au bénéfice d'un nul pris sur la pelouse de Guingamp, s'échappe à six longueurs. Grenoble, quatrième, revient à onze longueurs au bénéfice d'un nul 0-0 réalisé à Dijon.
Il faut maintenant rapidement oublier ce match pour très vite se concentrer sur la venue de Boulogne, lundi 14 avril (20h30), en 33e journée de Ligue 2. 
F.C.
|