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Bastia, le 3 septembre 2007. En match décalé de la 6e journée de Ligue 2, le FC Nantes Atlantique s'est imposé sur la pelouse de Bastia, non sans douleur. Tantôt maîtres du jeu, les Canaris ont aussi souffert. Il a fallu le réalisme et l'opportunisme de Thomas Dossevi (photo) pour débloquer la situation. Nantes reprend son fauteuil de leader avant une trêve salvatrice pour la récupération des organismes.
inquième avant de jouer son match de la sixième journée, le FC Nantes Atlantique entrait sur la pelouse du stade Furiani avec une certaine pression. Celle de reprendre le siège qui était le sien à quatre reprises depuis le début de l'exercice, mais aussi face à une équipe bastiaise qui restait sur trois défaites consécutives, Coupe de la Ligue comprise. Et pour corser les choses, le technicien nantais, confronté à l'absence de cinq de ses titulaires, devait modifier son dispositif tactique pour aligner une formation en 3-5-2 (Heurtebis - El Mourabet, Pierre, Poulard - Moullec, De Freitas, Heinz, Shereni, Maréval - Goussé, Dossevi) En l'absence de Frédéric Da Rocha - et d'Olivier Thomas, remplaçant désigné, - c'est à Tony Heurtebis que revenait le brassard de capitaine.
En face, Bernard Casoni avait annoncé un groupe de dix-neuf joueurs en raison des incertitudes concernant Xavier Pentecôte et Kafumba Coulibaly. Mais le premier pouvait prendre place dans le onze de départ, sur le front de l'attaque, tandis que le second restait à disposition, sur le banc.
Sur une pelouse particulièrement difficile qui ne facilite pas la maîtrise technique, le FC Nantes n'a sans doute pas livré son match le plus abouti. Tantôt maîtres du cuir qu'ils faisaient circuler à leur convenance révélant une supériorité collective - sur un beau service dans la profondeur, Thomas Dossevi se voyait ainsi refuser l'ouverture du score pour un hors jeu, peu évident (15') -, les Canaris se montraient aussi par moment fébriles, faute de trouver la bonne distance entre leurs lignes, les Corses s'engouffrant alors aisément dans la défense ligérienne. Licata plaçait ainsi une reprise de volée sur un centre repoussé de Mendy qui n'accrochait pas le cadre (21') et Pentecôte surgissait au second poteau pour couper un nouveau centre puissant de Mendy, repoussé par Jean-Jacques Pierre (24') Mais il fallait surtout que Tony Heurtebis s'emploie par deux fois pour repousser une frappe puissante de Pentecôte, reprise par Ben Saada (28')
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Thomas Dossevi, auteur de l'unique
but de la rencontre
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Voilà qui forçait les hommes de Michel Der Zakarian à une réaction. Celle-ci venait une nouvelle fois sur coup de pied arrêté. Sur un coup franc de David De Freitas, Ejide, le portier corse, manquait sa sortie et Thomas Dossevi surgissait au second poteau pour pousser le cuir au fond des filets : 0-1 (26') Et Nantes d'inscrire son quatrième but sur coup de pied arrêté, sur treize... Le reste de la mi-temps, et plus généralement de la partie, se résumait alors à une attaque - défense, dont les Ligériens sortaient sans trop d'encombre, les onze joueurs présents sur la pelouse faisant preuve d'abnégation et de solidarité dans le combat de la récupération. C'est tout juste si Licata (76'), Lorenzi sur coup-franc (81') ou encore Jau parvenaient-ils à apporter le danger sur des frappes à mi-distance, sans toutefois trouver le cadre. Nantes repartait donc de Corse avec les trois points de la victoire, et sa place dans le fauteuil de leader de Ligue 2. La trêve imposée par le calendrier international ne sera pas de trop pour revigorer des organismes mis à rude épreuve dès le premier mois de compétition. 
F.C.
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