|

Nantes, le 23 novembre 2007. La Coupe de France, Frédéric Da Rocha l'a déjà soulevée par deux fois. Au moment où le FC Nantes s'apprête à entamer la campagne 2008 de cette compétition si particulière, le capitaine nantais se souvient. Surtout du sérieux qu'il faut avoir face à des formations "qui livrent le match de leur vie".
'est un match qui a tout du piège face à l'USSA Vertou...
Frédéric Da Rocha : On a beau dire que c'est une formation hiérarchiquement inférieure, mais pour ces équipes, c'est le match de leur vie. Ils tentent tout ! Les petites équipes savent qu'elles peuvent rivaliser au niveau mental. Après c'est sur le terrain que les soi-disant plus grosses équipes doivent hausser le niveau et le rythme du jeu. Avec ou sans ballon. Ce sont des questions de tactiques.
Des souvenirs de matches comme celui-là ?
Frédéric Da Rocha : Il y a un ou deux ans, nous avions éliminé Calais en quart de finale. Nous avions été nuls, mais nous avions gagné 1-0. C'est le plus important. La qualification. Après si on peut mettre la manière, tant mieux ! La Coupe, c'est spécial !
Lors de vos deux dernières couronnes dans la compétition, vous aviez très bien préparé ce genre de rencontres...
Frédéric Da Rocha : On les prenait au sérieux, en se disant que si on devait ne gagner que 1-0, il fallait gagner 1-0. Pour ces matches, c'est la qualification qui importe. On préparait ces rencontres comme des matches de championnat. A chaque fois ! Et regardez, c'est rare que nous ayons gagné 4-0 ou 5-0 contre des petites équipes !
 |
"L'important,
c'est la qualification"
|
 |
 |
Quels souvenirs gardes-tu de ces deux campagnes ?
Frédéric Da Rocha : Ce sont deux Coupes où nous avions fait de beaux parcours. C'était une bande de copains avec l'envie d'aller le plus loin possible. Et même quand on ne nous donnait pas gagnant - au Parc des Princes, à Monaco voire en finale -, on a toujours répondu présent, dans un bon état d'esprit.
Comment se manifestait cet état d'esprit ?
Frédéric Da Rocha : Il y a un truc qui résume bien. Lors de la première Coupe de France, Antoine Sibierski revenait de blessure et le coach l'aurait bien fait jouer. Mais en grand professionnel, Antoine lui a dit, "Faites jouer quelqu'un qui sera à 100% !" Ca ne l'a pas empêché l'année suivante d'être présent et de nous faire gagner.
Tu as connu la joie d'être champion et celle de remporter la Coupe...
Frédéric Da Rocha : La Coupe, c'est sur le moment. Tu gagnes et tu fais la fête tout de suite. Le championnat, c'est sur toute la saison. C'est beau au bout. C'est différent...
Soulever la Coupe reste un moment particulier...
Frédéric Da Rocha : Il y a bien sûr le coup de sifflet final qui libère l'explosion, mais c'est aussi tout ce qui se passe pendant la semaine, avant. Les gens te parlent, t'encouragent... il y a la préparation... on part généralement deux ou trois jours au vert, on essaie de se mettre dans une bulle pour ne pas avoir la tête ailleurs... et puis il y la match et ça monte. C'est magnifique de rentrer dans le Stade de France plein ! 
Propos recueillis par F.C.
|