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Nantes, le 1er décembre 2007. Lundi, à l'occasion du match décalé des Canaris pour le compte de la 17e journée de Ligue 2, Michel Der Zakarian retrouvera Montpellier, une ville et un club où il a passé dix-huit ans de sa vie. Pour autant, le technicien de la Maison Jaune refuse de céder à la nostalgie ou au sentimentalisme. Il préfère se concentrer sur sa formation qu'il espère voir reprendre une trajectoire ascendante.
prouvez des sentiments particuliers à l'occasion de ce déplacement à Montpellier ?
Michel Der Zakarian : Cela me fera bien sûr plaisir de revoir certaines personnes, mais sinon, rien de spécial. Cela sera peut-être différent en entrant sur la pelouse...
J'ai passé 18 ans à Montpellier, neuf ans en tant que joueur et neuf ans en tant qu'entraîneur. Mais c'est la vie, il faut savoir bouger ! J'ai tout de même gardé de bons contacts avec les dirigeants, les éducateurs... Dans ma vie, je n'ai connu que deux clubs.
On imagine que vous avez gardé de bons souvenirs...
Michel Der Zakarian : Quand j'étais joueur, nous avons connu de très bonnes périodes, notamment quand nous avons remporté la Coupe de France, les matches européens... Et en tant qu'éducateur, c'est le sentiment d'avoir contribué à l'éclosion de bons joueurs. J'ai eu en charge la DH, la CFA et les pros.
Lundi, ce sera pourtant la première fois que vous prendrez place sur le banc adverse...
Michel Der Zakarian : Ca fait un an et demi que je suis parti. Ca me fera quelque chose en entrant sur le terrain. Je n'ai aucun regret. Peut-être y retournerai-je un jour ? Je me penche plus sur mon équipe. Je veux que nous retrouvions les vertus qui étaient les nôtres depuis le début de saison. Nous sommes passés au travers à Boulogne.
Comment allez-vous composer votre équipe avec toutes les absences ?
Michel Der Zakarian : Nous avons aujourd'hui un groupe de dix-sept joueurs. Par rapport au dernier match, on récupère Nicolas Goussé. Par contre, c'est perdu pour Harlington Shereni et Thomas Dossevi. Ca fait trois attaquants blessés... C'est problématique pour la performance de l'équipe.
Que faut-il redouter de Montpellier ?
Michel Der Zakarian : C'est une équipe qui va essayer de nous bousculer. Déjà à l'époque, c'était les consignes : ne pas laisser Nantes jouer. En plus, Montpellier est dans l'obligation de gagner pour recoller. C'est un match viril que nous attend.
Vous pouvez toutefois reprendre la tête, les "gros" ayant été accrochés, vendredi soir...
Michel Der Zakarian : C'est un championnat difficile pour tout le monde. Et il montre que toutes les équipes ont des passes difficiles. Il faut aller à Montpellier pour y gagner.
Nous devons bien défendre pour bien récupérer le ballon et attaquer dans de bonnes conditions. Il faut se projeter sur les trois derniers matches avant la trêve qui sont très importants.
Cette semaine, vous avez retrouvé William Vainqueur à l'entraînement. Est-il susceptible de jouer ?
Michel Der Zakarian : Il ne faut pas être trop pressé. Ca fait quatre mois qu'il était sur le carreau ! On revient toujours bien puis il y a un coup de moins bien. On verra après qu'il ait repris avec la CFA. 
Propos recueillis par F.C.
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