|

Nantes, le 6 octobre 2008. Pour la dernière étape de son marathon de cinq matches en treize jours, le FC Nantes se déplacera à Dijon pour la 11e journée de Ligue 2. L'objectif pour Michel Der Zakarian et ses joueurs sera de rebondir après la contre-performance enregistrée à domicile face à Gueugnon (0-0) Mais, le technicien le souligne, "les joueurs ne sont pas des robots et la fatigue se fait sérieusement ressentir." Surtout quand on évolue face à des adversaires favorisés par les temps de récupération...
uels sont les enseignements de ce match face à Gueugnon ?
Michel Der Zakarian : On a manqué de fraîcheur. On aurait pu marquer sur deux ou trois situations, puis on s'est un peu énervé. Cette équipe était venu pour chercher le point du nul et ils ont réussi leur coup. On a trop manqué de cannes, de vitesse dans la circulation du ballon et dans les courses pour déstabiliser cette équipe.
Ce match est-il l'archétype du match de Ligue 2 ?
Michel Der Zakarian : C'est surtout un apprentissage que quand on joue tous les trois jours, au quatrième match, ça devient difficile. Les joueurs ne sont pas des robots. A un moment donné, il y a de la fatigue. C'est déjà bien de ne pas avoir perdu ce match. Sur la fin, sur un corner, on aurait pu se faire planter. On a su ne pas prendre de but et c'est déjà bien.
Cette fatigue était-elle attendue ?
Michel Der Zakarian : C'est logique ! C'est le quatrième match en dix jours ! Il en reste un dans trois jours... En plus, on a joué Grenoble qui avait eu huit jours de repos, Gueugnon qui avait eu huit jours aussi et encore Dijon dans la même situation ! A l'arrivée, la télé, je veux bien... mais ça nous désavantage aussi ! Nantes avantagé ? Face à Gueugnon, il y avait penalty sur Bagayoko. Mais ça n'est pas sifflé !
Dernière étape du marathon ?
Michel Der Zakarian : Nous avons un jour de récupération supplémentaire. Nous allons nous atteler à bien récupérer et faire un bon match pour ramener quelque chose de Dijon. Comme tous les matches, on les joue tous pour gagner. Après c'est selon ce que nous propose l'adversaire. A nous de jouer notre jeu et d'être performant.
A quel type de jeu vous attendez-vous à Dijon ?
Michel Der Zakarian : Ils seront frais et ils vont vouloir nous bousculer. Maintenant, je m'attendais aussi à ça à Grenoble, mais ils ne sont pas venus nous chercher. C'est une équipe qui joue à cinq derrière...
Evoluer à l'extérieur ne vous est-il pas plus favorable, les adversaires étant contraints à jouer ?
Michel Der Zakarian : Non, nous avons aussi joué des équipes à domiciles venues pour jouer, à l'image de Sedan ou Clermont. C'est la première équipe qui vient à la Beaujoire pour jouer à dix derrière ! Quand on jouera une fois par semaine, on verra. Nous aurons plus de fraîcheur et nous serons plus à même de déstabiliser une défense. 
Propos recueillis par O.C.
|