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Nantes, le 9 avril 2008. Entraîneur de l'ACA lors de sa grande épopée, Baptiste Gentili retrouvera le club corse au moment du déplacement des Canaris lors de la 32e journée de Ligue 2, vendredi 11 avril (20h00). Le décès de son ancien président, Michel Moretti, place cependant le technicien nantais dans une situation affective délicate.
e match à Ajaccio est un peu particulier...
Baptiste Gentili : Depuis le début de la saison, c'est déjà particulier car c'est un club que je connais bien. Et ça l'est encore plus aujourd'hui avec cet événement triste, un club qui perd son président... Sur le plan sportif, on sait que nous aurons à faire à des joueurs très motivés pour honorer la mémoire de leur président. Ce sera compliqué pour nous.
Humainement ?
Baptiste Gentili : C'est tragique, exceptionnel. Ca me met dans une situation affective très difficile à affronter. Mais sur le plan sportif, il ne faut rien changer et faire abstraction de ça quand nous entrons sur le terrain. Je dirai aux joueurs à quoi ils seront confrontés. Ca se passera dans la dignité. Mais on doit savoir que nous aurons à faire à une équipe très motivée.
Michel Moretti, l'homme ?
Baptiste Gentili : C'était un leader, très fort dans la gestion des hommes. Professionnellement, il était très rigoureux. Tout reposait sur lui. Il était généreux et droit. Il forçait le respect. Quand j'étais là-bas, nous étions très proches. Il était même mon témoin à mon mariage !
Et si Nantes s'impose à Ajaccio ?
Baptiste Gentili : C'est clair, je ne vais pas faire des cabrioles ! Mais nous avons des couleurs et je dois les défendre, même si mon frère ou mon père jouent en face.
Propos recueillis par F.C.
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