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Nantes, le 20 septembre 2007. Lundi, les Canaris entameront à Libourne un véritable marathon avec cinq matches en l'espace de deux semaines. Comment préparer un calendrier aussi chargé ? Que craindre ? Quelles sont les consignes données aux joueurs ? Les réponses avec Stéphane Morin, le préparateur physique du groupe de Michel Der Zakarian.
omment prépare-t-on un marathon de cinq matches en deux semaines ?
Stéphane Morin : Les grandes orientations que nous avons prises sont d'abord de bien récupérer à l'issue du bloc de matches que nous avons livré et de remettre un travail foncier au milieu de cette période de deux semaines sans matches pour enfin passer sur des séquences et des exercices beaucoup plus courts et plus intenses pour préparer ce nouveau bloc de cinq matches qui sera effectivement très difficile à enchaîner.
Comment fait-on pour récupérer entre les matches quand on n'a que trois jours ?
Stéphane Morin : Pour beaucoup, on fera de la récupération. De la récupération, des soins et très peu travailler. Ce sera très qualitatif et très court.
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Exercice de vivacité pour les Canaris |
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Quelle est la difficulté pour les organismes qui doivent répéter les efforts de la sorte ?
Stéphane Morin : C'est de travailler à un très haut niveau d'intensité, de subir des coups, des chocs. C'est surtout ce qu'on redoute. Après ce sera une question de permettre la récupération en moins de quarante-huit heures, sachant qu'on est dans une gestion de l'accumulation de la fatigue.
On imagine que les joueurs ont reçu des consignes, notamment sur tout ce qui concerne l'hygiène de vie...
Stéphane Morin : Cette consigne est là depuis le début de l'année. Ce n'est pas quelque chose qui arrive aujourd'hui. L'hygiène de vie, c'est ce qui permet à un professionnel de passer trente-huit journées de championnat sans se blesser. Sommeil, qualité alimentaire... sont incontournables pour les trois cent soixante-cinq jours de l'année.
C'est d'autant plus important aujourd'hui...
Stéphane Morin : Tout à fait. C'est ce qui fait que, de temps en temps, on décide de les mettre au vert pour contrôler ce qu'ils font et surtout mieux les aider à récupérer, leur enlever toutes les contraintes de la vie domestique. Avec les matches le lundi, c'est vrai que c'est la famille qui en pâtit et c'est difficile pour eux. 
Propos recueillis par F.C.
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