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Le 9 août 2008. Malgré de belles intentions et une nette domination, le FC Nantes s'est incliné sur le score de 2-1 à Auxerre. Si David De Freitas avait redonné espoir aux siens en répondant à Jelen en seconde période, la lueur n'aura été que de courte durée, Quercia redonnant l'avantage aux Bourguignons. Décidemment, cette pelouse de l'Abbé-Deschamps semble maudite pour les Jaunes !
On ne pourra pas dire qu'Auxerre a eu une multitude d'occasions ! Mais trois ou quatre auront permis à Jelen et à Quercia de donner la victoire à la formation de Jean Fernandez. Car après un premier quart d'heure dominé par les Bourguignons, c'est Nantes - aligné dans la même organisation que face à Rennes - qui prenait le jeu à son compte et construisait progressivement sa domination.
Et comme à l'accoutumée, Auxerre se retrouve alors dans sa position favorite, c'est-à-dire celle d'une équipe qui évolue en contre. Si Gravgaard et Klasnic sont à deux doigts de trouver le chemin des filets (13'), Oliech répond d'un centre-tir qui oblige Tony Heurtebis à se coucher (17')
Mais les Bourguignons vont alors se retrouver dans une situation inconfortable. Physiquement en-dessous des Nantais, les joueurs de Jean Fernandez s'arc-boutent en défense. Faty (25') puis Abdoun (29') poussent et sont repris in extremis. Stefan Babovic (33') puis Klasnic (34') vont alors faire montre de leur talent en frappe, le ballon du Serbe étant le plus proche d'aboutir.
Mais comme c'est souvent le cas, c'est dans ces situations périlleuses que les Auxerrois vont trouver les ressources pour piéger leurs adversaires. Sur un coup - franc joué à deux sur le côté, Pedretti adresse un centre en aveugle au second poteau... où Jelen - bien esseulé - réceptionne le cuir et, de la tête, ne laisse aucune chance au portier ligérien : 1-0 (37')
Le score en restera là jusqu'à la pause, l'AJA se contentant alors d'intervenir sur les joueurs nantais qu'à 30 mètres de leur but.
Au retour des vestiaires, Michel Der Zakarian fait entrer Filip Djordjevic en lieu et place d'Aurélien Capoue pour donner plus de poids à son attaque. Et Nantes va alors passer la deuxième période dans la moitié de camps auxérroise. Il faudra ainsi attendre l'heure de jeu pour que Tony Heurtebis ait à intervenir devant Quercia, bien servi par Chafni (62')
Oui mais voilà ! Nantes a beau dominer, la concrétisation ne vient pas, même si la magnifique frappe à 35 mètres de Guillaume Moullec - entré en jeu juste avant la pause, en remplacement de Kevin Das Neves, blessé - aurait mérité un meilleur sort...
Finalement, l'espoir reviendra par David De Freitas qui, d'une frappe soudaine aux 30 mètres surprendra Riou et trouvera la lucarne gauche de son but : 1-1 (68') L'ancien amiénois marquait ainsi son premier but en Ligue 1 pour son premier match à ce niveau. Mérité !
Mais la lueur ne durera que cinq minutes. Le temps pour Quercia de profiter d'une longue transversale de Lejeune, Tony Heurtebis étant trop court dans sa sortie : 2-1 (73')
Nantes tentera bien de reprendre sa domination, mais Auxerre tiendra le coup. Ni Jean-Jacques Pierre (75') ni Djamel Abdoun (92') ne parviendront à trouver le cadre pour donner une égalisation qui aurait été bien méritée.
Nantes doit donc se résoudre à concéder la défaite pour son retour en Ligue 1. Mais des motifs de satisfaction existent bel et bien. A commencer par cette envie d'aller de l'avant, le jeu rapide en passes est bel et bien présent et on sent une réelle cohésion entre les joueurs. Cela va forcément sourire. Rendez-vous dans une semaine pour la réception de Monaco.
F.C.
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