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Le 24 août 2008. On avait annoncé un fort désir de Bordeaux de se racheter de sa défaite à Paris... c'est littéralement sur une furia girondine que sont tombés les Canaris. L'entame de match permettait aux joueurs de Laurent Blanc de prendre l'avantage par Cavenaghi, sur penalty, et Fernando doublait la mise à quelques encablures du terme d'une partie maîtrisée de haute main par les Bordelais. Nantes pointe à la dernière place, à égalité avec Lille.
Ce soir, au stade Chaban Delmas, la différence entre un promu et une formation qui joue la Ligue des Champions était criante. Vexés par un revers enregistré une semaine plus tôt au Parc des Princes, les Girondins avaient à coeur de se refaire une santé, histoire de ne pas laisser partir au classement Lyonnais et Marseillais. Dès l'entame de la partie, les coéquipiers de Ramé sonnaient la charge, asphyxiant littéralement les Jaunes. Les joueurs au scapulaire, très mobiles et en surnombre grâce aux montées de Chalmé et de Jurietti dans les couloirs, campaient dans le camps nantais.
Sur un ballon anodin, Gravgaard tente de passer le cuir en retrait pour Tony Heurtebis mais n'appuie pas suffisamment son geste. David Bellion qui était là au pressing pousse le cuir et se fait faucher par le portier nantais. Cavenaghi transforme logiquement la sentence : 1-0 (5'). Comme face à Monaco, Nantes se retrouve mené après seulement quelques minutes de jeu.
Heurtebis empêche le naufrage
Et l'addition aurait pu être bien plus salée ! Sans la grosse prestation de Tony Heurtebis devant sa ligne. Le portier nantais repoussera ainsi les tentatives de Bellion (10' et 11'), Cavenaghi (15') ou encore Gourcuff (16'). Les vingt premières minutes de la rencontre étaient à sens unique. Nantes n'y était pas !
Il faudra attendre la 23' pour voir enfin une frappe nantaise, par Djamel Abdoun, sur un centre de Rémi Maréval. Court intermède puisque Wendel (29') puis Bellion (34') mettront encore le gardien de but nantais à l'épreuve. Nantes ayant "offert" le but sur une erreur individuelle, Ramé se chargeait de rendre la pareille en se faisant surprendre par le pressing de Claudiu Keserü sur une passe en retrait (40'). L'attaquant bénéficiait d'un coup franc indirect dans la surface... et d'un mur de onze joueurs ! Impossible de passer...
Une deuxième mi-temps mieux maîtrisée
Au retour de la pause, les offensives bordelaises se faisaient plus rares et moins tranchantes. Et Nantes pouvait alors exister. Rémi Maréval adressait ainsi un bon centre pour Claudiu Keserü qui ne pouvait ajuster sa reprise en pivot (48'). Mais c'est surtout David De Freitas qui manquait le coche quand, à la conclusion d'une percussion à gauche d'Ivan Klasnic, Claudiu Keserü décalait pour le milieu récupérateur. Ce dernier tergiversait et se voyait repris par une patrouille de trois Bordelais (56').
En réponse, Gouffran manquera à son tour le ballon du K.O. (58') et la partie semblait pouvoir basculer d'un côté ou de l'autre. Mais à l'approche du terme du match, Bordeaux faisait le break, sur corner. Fernando, positionné au niveau du gardien nantais, décrochait pour se libérer du marquage et crucifiait Tony Heurtebis qui ne pouvait rien faire : 2-0 (87'). Cruel dénouement, mais logique à la vue de la domination de tous les instants de locaux. Le portier nantais empêchera le naufrage en repoussant trois tentatives de Wendel (94'), mais le match était bel et bien terminé. Nantes s'inclinait pour la seconde fois en trois rencontres et doit se résoudre à rejoindre Lille en queue de peloton.
F.C.
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