Nantes a enregistré son premier succès hors de ses bases, le second de la saison. Au terme d'une rencontre bien maîtrisée et remportée grâce à un but plein de sang froid de Christian Bekamenga (77'), les Canaris sortent de la zone rouge et se rassurent. La trêve internationale permettra de savourer cette bonne bouffée d'oxygène.
Partis en stage dans la région d'Annecy dès mercredi, les Canaris ont su profiter à plein du bon air vivifiant de la montagne. En s'imposant sur la pelouse du quatrième du championnat, les hommes d'Elie Baup ont su se rassurer après la claque reçue à Caen, une semaine plus tôt. "Nous avions surtout la volonté de ne pas prendre de but et c'est l'essentiel, commentera le technicien à l'issue de la rencontre. Tout le monde a donné le maximum dans une situation pas facile à vivre. Il faut féliciter tout le monde."
Il le faut bien car, en effet, les Canaris ont su tenir. Tenir face à une formation iséroise avide de creuser l'écart après un succès aussi inattendu qu'important sur la pelouse du Parc des Princes. Du coup, les hommes de Mécha Bazdarevic, au terme du traditionnel round d'observation, lancent les premières banderilles. Lancé dans la profondeur, El Moubarki se voit privé de ballon au dernier instant par Guillaume Moullec qui effectuait son retour à droite, en défense (11').
Nantes répondait dans la foulée par Bagayoko qui adressait un bon centre à destination de la tête de Frédéric Da Rocha, la reprise du capitaine passant juste au-dessus du cadre (12'). Mais c'est bel et bien Grenoble qui garderait la maîtrise du ballon, l'essentiel du temps. Tactique du FC Nantes ?
Organisé en 4-3-3, les hommes d'Elie Baup s'attachaient en tout cas à bien rester en place. Le milieu à trois nantais avait en tout cas l'avantage de bien gêner leurs adversaires qui tombaient dans le piège d'abuser des longs ballons que la défense centrale Gravgaard - Pierre maîtrisaient bien.
Du coup, c'est sur coups de pieds arrêtés que les Isérois se montraient les plus dangereux. Jérôme Alonzo était ainsi tout heureux de constater un hors cadre sur ce coup franc de Feghouli (39').
Procédant en contres, Nantes était toutefois tout proche d'ouvrir le score juste avant la pause. Servi dans la profondeur par Rémi Maréval, Mamadou Bagayoko repiquait dans la surface, éliminait deux défenseurs avant de centrer pour Ivan Klasnic, au point de penalty. Mais le ballon appuyé du Malien filait entre les jambes de son coéquipier (43'). Ce n'était que partie remise...
En seconde période, le contrôle du ballon resterait à nouveau du côté des locaux, Nantes s'avérant solide en défense. Si Akrour marquait rapidement, l'attaquant isérois était signalé en position de hors-jeu (48'). Il faudrait même une intervention de la dernière chance de Michael Gravgaard devant Courtois (64'). C'est alors le moment que Nantes choisissait pour hausser son niveau de jeu et surtout sa ligne de récupération. "On savait que plus le match avancerait à 0-0, plus ils se découvriraient, expliquerait Jérôme Alonzo à la sortie du terrain. Nous avons commencé à gagner les duels après l'heure de jeu. Dans le haut niveau, il n'y a pas de secret..." Nantes évoluait dans le camp adverse, sans toutefois trouver le geste juste à l'approche de la surface de Wimbée. Parti dans le couloir gauche, Ivan Klasnic se retrouvait même seul aux abords de la surface. Le centre en retrait du Croate trouvait toutefois la reprise de Frédéric Da Rocha. Contrée (69').
C'est finalement sur un bon travail couloir gauche de Mamadou Bagayoko et Rémi Maréval que le FC Nantes trouvait l'ouverture du score. Le centre - tir de Rémi Maréval ne trouvait pas preneur, ce qui surprenait Wimbée qui détournait le cuir. Au second poteau, Christian Bekamenga contrôlait pour échapper à la charge de son défenseur et enveloppait son tir du gauche pour mettre le cuir hors de portée du portier grenoblois : 0-1 (77'). Nantes menait et il restait alors un quart d'heure à tenir. Mais, trop brouillons en phase offensive, les joueurs de Mécha Bazdarevic ne parviendraient pas à revenir.
Et Nantes d'enregistrer son premier succès à l'extérieur, le second depuis le début de la saison. Profitant même des revers de Lorient et du Havre, le FC Nantes quitte la zone de relégation. La trêve internationale qui s'ouvre maintenant permettra sans doute aux Canaris de savourer le fruit des efforts consentis. Mais il faudra ensuite confirmer, pour la venue de Saint-Etienne en 9ème journée de Ligue 1, samedi 18 octobre (19h).
Par F.C. - Photo AFP














