Waldemar KITA

Nantes, le 3 août 2007. Tout juste à la tête du Club depuis la veille au soir, Waldemar Kita a rencontré les médias en fin de matinée. Le nouveau propriétaire du FC Nantes Atlantique s'est présenté, ainsi que la philosophie qu'il entend mettre en place pour aider le Club  a retrouver sa place en Ligue 1. Il a ensuite sacrifié à l'exercice des questions-réponses.

e suis plus qu'heureux d'être ici. Il y a dix ans déjà, j'avais eu une tentation, disons. Je connais beaucoup de monde à Nantes. Des amis, mais aussi des connaissances professionnelles. Je vais beaucoup m'investir. C'est dans mon caractère, ma culture.
On parle beaucoup de Nantes et de moi, mais je n'avais pas eu l'occasion de m'exprimer et je ne me suis pas exprimé par respect pour les anciens et pour ne pas perturber l'équipe. Je souhaitais attendre la signature. C'est fait depuis hier soir. Je suis aujourd'hui propriétaire et responsable du Club. C'est une tâche lourde.
Je veux remercier monsieur Ayrault car il s'est beaucoup investi et il aime le football. Je l'ai rencontré lundi soir et je suis très content de cette réunion de travail qui m'a paru très fructueuse."

L'objectif
"C'est la remontée ! Un club de ce niveau ne peut pas rester en Ligue 2. Il faut pour cela rénover et moderniser. Nous avons vécu ici sur des acquis. Le monde a changé. Il faut moderniser et s'adapter.
A titre d'exemple, avec ma société, nous avons déposé plus de soixante-dix brevets dans un domaine où ce n'est pas facile. Ce que je veux, c'est une nouvelle donne, dans tous les secteurs.
Je suis un passionné de football. C'est un Club connu au niveau international parce qu'il a formé de nombreux internationaux. Je serai présent parce que je suis un homme libre. Je vais donner tout mon coeur et mon savoir-faire pour l'avenir de ce Club."

Waldemar Kita
Waldemar Kita entouré de
Claude Robin et Alain Florès

Une nouvelle équipe
"Cela ne concerne pas que le sportif. Quand l'équipe va, tout va. Mais il faut aussi savoir vivre quand on perd - et je n'aime pas perdre ! - ou quand on fait un match nul. Un club, ce ne sont pas que les joueurs. Ce sont aussi les gens qui travaillent tout autour. C'est une nouvelle page de l'histoire du Club qui se tourne. Ce n'est pas facile. Arribas, Suaudeau, Budzynski ont fait un super boulot. On ne refera pas la même chose. Il faut trouver un équilibre pour évoluer.
Je viens d'arriver. C'est mon premier jour. Je vais rencontrer les gens, observer - je fonctionne beaucoup au feeling - pour connaître et comprendre.
Alain Florès et moi nous sommes retrouvés il y a deux ou trois mois. Nous nous sommes beaucoup investis dans ce projet, sans oublier François Pellerin qui a participé mais qui ne nous rejoindra pas. Enfin, Claude Robin m'avait déjà amené ici il y a dix ans. Il était avec moi à Lausanne et je lui ai demandé de venir me conseiller. Il ne sera pas salarié."

L'organisation
"Il faut donner une direction, construire et dynamiser. Je vais installer un système d'assurance qualité, une forme innovante dans les clubs professionnels, pour avoir une complète transparence, à tous les niveaux du Club.
Chaque homme, dans la vie, est jugé sur ses résultats. Pour cela, il faut gagner et avoir un esprit gagneur."


Propos recueillis par F.C.

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