21 avril 2008

Nantes devra patienter (0-0)

En clôture de la 34e journée de Ligue 2, Angevins et Nantais se sont séparés sur un score nul et vierge de 0-0. Du coup, quelque soit le résultat de Troyes, mardi, en match décalé de la 32e journée, les supporters nantais devront patienter jusqu'à vendredi et la venue de Montpellier pour peut-être fêter la montée.

Comme au match aller, sans les buts cette fois, Angevins et Nantais se sont séparés sur un score de parité, en clôture de la 34e journée de Ligue 2. Les supporters nantais s'étaient pourtant déplacés à environ six cents pour soutenir leurs protégés lors de ce derby et peut-être fêter avec eux la montée en Ligue 1. En cas succès des Canaris, un nul ou une défaite de Troyes, mardi, en match décalé de la 32e journée aurait en effet suffit pour assurer mathématiquement le retour parmi l'élite de la Maison Jaune. Le nul enregistré face au SCO ne fait que retarder l'échéance...

Sur le plan tactique, les deux entraîneurs organisaient leurs formations respectives en 4-4-2. Pour les Nantais, Harlington Shereni et David De Freitas recevaient la charge de bloquer l'axe du milieu de terrain, en l'absence de Ricardo Faty, suspendu. Devant, Mamadou Bagayoko se voyait adjoindre Thomas Dossevi tandis que Frédéric Da Rocha et Rémi Maréval prenaient les couloirs. En défense, aucun changement, Loïc Guillon étant reconduit à gauche de Yoann Poulard.

Si lors des toutes premières minutes les locaux mettaient la pression sur le but nantais, notamment par des frappes de Ben Kalfallah (2' et 5') et d'Auriac (6'), les Canaris se montraient comme à leur habitude bien en place. C'est alors sur des phases de jeu arrêtées que les protégés de Michel Der Zakarian plantaient leurs banderilles. Sur un coup-franc excentré de David De Freitas, Padovani - le portier angevin - devait s'employer pour repousser le cuir du bout des doigts sur sa transversale avant de se montrer à nouveau décisif sur la reprise de la tête de Yoann Poulard (18') Angers venait de passer tout près de l'ouverture du score et s'en sortait très bien !

Si Nantes - privé de son capitaine Frédéric Da Rocha sorti sur blessure au dos (33') - continuait à dominer légèrement son adversaire au bénéfice de son quadrillage du terrain - Mamadou Bagayoko plaçaient deux nouvelles frappes qui ne trouvaient pas le but (24' et 27'), le SCO manquait de peu de surprendre les Canaris quand Alo'o perçait l'axe de la défense et que Do Marcolino était repris in extremis par Olivier Thomas et un tacle autoritaire (32')

Au retour des vestiaires, les joueurs de Jean-Louis Garcia marquaient le coup et semblaient moins en jambe. Du coup, le SCO passera le plus clair de son temps en seconde période à évoluer dans son camp. Les frappes angevines restaient lointaines et hors cadre. Padovani devait une nouvelle fois s'employer d'une belle parade sur une tête de Mamadou Bagayoko à la retombée d'un corner (51') ou encore sur un smash d'Harlington Shereni, lui aussi à la retombée d'un corner (69')

Tout aurait pu finalement se jouer dans les arrêts de jeu. Filip Djordjevic - entré à la pause en raison d'une blessure à la cuisse de Thomas Dossevi - bénéficiait d'un bon ballon sur un nouveau corner de Guillaume Moullec. Mais la tête du Serbe était trop décroisée et le cuir filait à gauche du but angevin. C'est alors que le SCO avait aussi son ballon du KO, Tony Heurtebis repoussant une frappe de Ahou tout juste entré en jeu. Yoann Poulard repoussait de la tête une nouvelle frappe avant que le portier nantais ne mette un terme définitif aux velléités angevines (93')

Le score en resterait donc là et Nantes devra patienter jusqu'à vendredi pour mettre un point définitif au suspens. Ce sera face à Montpellier, en 25e journée de Ligue 2. 

Par F.C.