Musée des canaris Blason

16 février 2018

Vahirua a pagayé pour la première fois

LE JOUR OĂ™...

Pour la première fois de son histoire, Nantes doit jouer sa tête parmi l’élite lors de la dernière journée du championnat 1999-2000. La Ligue 1 compte 18 clubs, et l’équipe pointe à la 14e place au matin du dernier acte, le 13 mai 2000, avec un point d’avance sur Rennes, premier relégable.

En fait, la lutte pour le maintien concerne Troyes, Marseille, Nantes, Rennes et Nancy, sachant que le Havre et Montpellier sont déjà condamnés. Et c’est justement au Havre que se joue le destin du FC Nantes, une semaine après sa victoire en finale de la Coupe de France face à Calais (2-1).

Près de 2000 supporters et l’ensemble du personnel du club effectuent le court déplacement en Normandie. Objectif : la victoire qui assurerait l’essentiel quels que soient les autres résultats.

Raynald Denoueix choisit de faire débuter Marama Vahirua, qui a fêté ses 20 ans la veille, et qui n’était pas dans le groupe vainqueur de la Coupe. C’est pourtant grâce à lui que Nantes va s’offrir une 38e saison d’affilée en Ligue 1. Auteur du premier but de sa jeune carrière, il donne un avantage décisif à son équipe après 27 minutes, en trompant Hamel, le gardien havrais, avec l’aide du poteau droit.

Un but qu’il fête, lui le Tahitien, en pagayant, un genou à terre, dans une pirogue imaginaire. « Ce but restera à vie dans ma tête, dit-il. Et dans l’histoire du club aussi. » Nantes termine finalement à la 12e place d’un championnat incroyablement serré. « On a vécu l’enfer, mais je pense que cela sera encore plus dur la saison prochaine », prédit (à tort) Denoueix...


UN JOUR, UNE DECLARATION

Fabien Barthez
« C’est mon instinct qui m’a conduit à Nantes. Je sens ou je ne sens pas les gens, les choses, les événements. Au cours de ces derniers mois, j’ai eu de très nombreuses propositions. Mais, chaque fois, ce n’était pas le moment, ni ma préoccupation. Les discours des présidents n’étaient pas séduisants non plus. »
Janvier 2007


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier