Musée des canaris Blason

01 mars 2018

Vincent a joué au marabout ivoirien

LE JOUR OĂ™...

Lorsque Jean Vincent, à la surprise générale, prend la succession de José Arribas à Nantes, en juillet 1976, alors qu’il venait pourtant de signer un contrat de trois ans en faveur du FC Lorient, ils sont nombreux à lui souhaiter bonne chance.

Jean Vincent, entraîneur affable, proche des joueurs et malicieux, est un homme truculent, bon vivant et blagueur, toujours prêt à une facétie. Il est aussi superstitieux. Pendant de nombreuses années, il a trimbalé dans son sac de joueur (à Lille puis au Stade de Reims) la plaque en or d'un boîtier de montre que lui avait donnée le comédien Pierre Brasseur en guise de porte-bonheur. Il avait ce sentiment inexplicable d’être protégé par un ange gardien.

Dans ces conditions, c'est avec curiosité et une petite idée derrière la tête qu'il accède volontiers, peu après sa prise de fonction, à la demande d'un supporter des Canaris demeurant en Côte d'Ivoire. En l'occurrence, ce lointain sympathisant lui adresse une poignée de sable dans une enveloppe avec pour mission de l'éparpiller devant chaque but du stade Marcel-Saupin. Ainsi, à l’en croire, le FC Nantes sera préservé de ses adversaires. Pour combien de temps ?

L'auteur de la troublante missive ne le précise pas mais l’assurance de son propos retient l’attention du nouvel entraîneur nantais. Il s’exécute donc et, comme indiqué, il répand des petits tas de sable sur l’herbe de Saupin. Moyennant quoi, le FC Nantes connaîtra un record d’invincibilité sur ses terres de 1 768 jours, du 15 mai 1976 au 7 avril 1981, pour un total de quatre-vingts victoires et douze nuls... Le premier échec interviendra quelques jours après... la réfection de la pelouse au niveau des surfaces de réparation !


UN JOUR, UNE DECLARATION

Nicolas Laspalles
« Avant le match contre le Stade Rennais, pendant la causerie, Raynald Denoueix nous a tous regardĂ©s un par un, en nous demandant : « Est-ce que tu veux jouer le titre ? » Tout le monde a rĂ©pondu « oui ». Et lĂ , il a dit : « Ok, alors on y va. » Ce n’est peut-ĂŞtre pas grand-chose, mais je crois que c’est un moment qui nous a donnĂ© encore plus de force. »
Mars 2001


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier