Musée des canaris Blason

05 mars 2018

Fabbri a fini par réaliser son rêve

LE JOUR OÙ...

Dans le courant de l’année 1988, sur les conseils de Jorge Burruchaga, Nantes envisage de recruter le capitaine de l'équipe d'Argentine juniors qui écume le championnat de son pays depuis deux saisons. Nestor Fabbri, c’est lui dont il s’agit, est un talent précoce : il a fréquenté le haut niveau dès l’âge de seize ans.

Malheureusement pour ce grand espoir du football argentin, une double fracture tibia-péroné vient briser tous ses rêves de départ pour l’Europe. Quand Robert Budzynski contacte Hugo Bargas dix ans plus tard, en 1998, afin qu’il lui déniche un défenseur central, il ne pense pas particulièrement à Nestor.
Or Bargas évoque immédiatement le nom de celui qui est devenu le capitaine de Boca Juniors depuis cinq ans, son véritable leader, un battant, un gagneur, considéré comme une belle personnalité, notamment par son entraîneur, un certain Carlos Bianchi.

Le directeur sportif nantais doit débourser 9 MF pour convaincre Boca Juniors de bien vouloir le laisser partir à l'étranger au titre de services rendus. C’est ainsi que Nestor Fabbri s’engage en faveur de Nantes deux semaines avant le coup d'envoi de la saison 1998-99... dix ans après avoir été repéré pour la première fois par les Canaris.

Encore sous le coup du décalage horaire, il arrive à La Baule pour une confrontation amicale contre le WAC Casablanca. Fatigué, il rate son match et suscite quelques interrogations auprès de Raynald Denoueix qui avoue à son sujet : « Il me donne bien des inquiétudes. » Dix mois plus tard, Fabbri sera désigné à l’unanimité meilleur étranger du championnat et membre éminent de l'équipe type de Division 1. « Il est de la catégorie d'Henri Michel et de Didier Deschamps », clame alors Budzynski, heureux d’avoir réussi un si joli coup sur le marché des transferts.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Jean-Claude Suaudeau
« Avec Deschamps et Desailly, il y avait un courageux et un flemmard. Un qu’il fallait freiner et l’autre qu’il fallait pousser au cul, tellement il était peinard derrière, persuadé que sa seule présence pouvait suffire. »
Novembre 2001


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Par Denis Chaumier