Musée des canaris Blason

21 mars 2018

Nantes a retrouvé Deschamps

LE JOUR OĂ™...

Avant le coup d’envoi de la saison 1995-1996, Nantes a dû laisser filer deux de ses meilleurs joueurs : Patrice Loko, qui a rejoint le PSG, et Christian Karembeu qui s’est engagé à la Sampdoria Gênes. Deux atouts majeurs en moins qui expliquent, en partie, un parcours moyen en championnat que les Nantais bouclent à la septième place.

En revanche, ils se montrent plus performants en Ligue des champions où l’air des sommets a le don de les galvaniser. Qualifiés au terme du premier tour et victorieux du Spartak Moscou en quarts de finale, ils se hissent en demi-finale face à la grande Juventus de Turin de... Didier Deschamps, l’ancien Canari !

Un défi presque impossible à relever pour une équipe de Nantes inexpérimentée. À Turin, le 3 avril 1996, Bruno Carotti est expulsé sur une simulation de Padovano, et Éric Decroix, à l'inverse, doit quitter le terrain suite à un coup de coude non sanctionné du même Padovano (nez cassé). Toujours la même histoire face aux Italiens ! Le score est d’ailleurs sans appel : 2-0 pour la Juve.

Au retour, d’entrée, elle restitue fidèlement l’image que l’on se fait des combattants qui étranglent leurs adversaires pour les priver d’oxygène. Vialli ouvre la marque mais Nantes réplique, avant la mi-temps, par Decroix. Ensuite, la Juventus donne un nouveau coup d’accélérateur grâce à Paulo Sousa mais, dans ce match pour l'honneur, les Nantais, héroïques, finissent par l’emporter 3-2 grâce à N'Doram et Renou. Un beau renversement de situation, insuffisant, malheureusement, pour prétendre à la finale.

Amer, Suaudeau redoute quant à lui un succès sans lendemain : « On ne peut pas rester ensemble. À Nantes, on ne reste jamais ensemble. Si, le temps d’une saison, mais pas plus. En Ligue des champions, il n’y a pas de secret : il faut des joueurs de niveau européen pour être compétitifs. Nous, quand ils le deviennent, ils choisissent de partir... »


UN JOUR, UNE DECLARATION

Mario Yepes
« Mes parents n'ont jamais compris les raisons pour lesquelles j'ai été attiré par un ballon. C'est un sentiment très fort qui m'a pris tout petit, et qui s’est renforcé lorsque Carlos Valderrama, avant de venir à Montpellier, nous régalait au Deportivo Cali. J'avais une dizaine d'années, il m'a rendu fou de bonheur. »
Juin 2008


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