Musée des canaris Blason

23 mars 2018

Burruchaga a laissé sa place à N’Doram

LE JOUR OĂ™...

Dans le courant du mois d’avril 1990, Japhet N’Doram effectue un stage à Saint-Brévin-les-Pins avec l’équipe nationale du Tchad. C’est là, à quelques kilomètres de Nantes, que les dirigeants nantais le repèrent et lui proposent de faire un essai.

Après un moment de réflexion, le club l’invite ensuite à la reprise de l’entraînement avec le groupe professionnel en juin, sans pour autant lui offrir un contrat. Certains sont encore dubitatifs sur les capacités du joueur du Tonnerre de Yaoundé à évoluer en pro.

Agé de 24 ans, N’Doram cohabite avec les gamins du centre de formation, les 15-16 ans, à la Jonelière, où il passe son temps à écouter de la musique africaine et à lire. Seul, dans son coin. Jusqu’au jour où, début septembre, Jorge Burruchaga est victime d’une grave blessure au genou. Une place d’étranger se libère dans l’effectif et, grand seigneur, l’Argentin accepte de céder sa licence professionnelle pour une licence amateur – tout en conservant son salaire quand même.

Naturellement, N’Doram est un candidat tout désigné mais le club cherche partout un numéro 10 de la trempe de Burruchaga... sans succès compte tenu des tarifs en vigueur. Il se rabat donc sur la seule solution réaliste. N’Doram dispute son premier match contre Saint-Étienne le 22 septembre, et inscrit le deuxième but (vainqueur) de son équipe.

Une semaine plus tard, il réalisera le meilleur match de sa saison au Parc des Princes contre le PSG. Un démarrage tambours battants, avant que le temps pourri, les terrains gras et la pluie ne viennent contrarier sa progression.
Peu à peu, il refera surface et, à la fin de la saison, après s’être soumis à de nouveaux tests physiques, il signera le contrat de quatre ans que le club lui présente enfin !


UN JOUR, UNE DECLARATION

Nicolas Savinaud
« C'est plus le départ de Raynald Denoueix qui a marqué les esprits et fait comprendre certaines réalités que l'arrivée d’Angel Marcos. La seule chose dont je suis sûr, c'est qu'avec lui on est reparti de zéro, sans a priori. Chacun a senti qu'il avait une chance et qu'il devait la saisir. Cette sensation a été collective. »
FĂ©vrier 2000


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Par Denis Chaumier