Musée des canaris Blason

24 mars 2018

Karel Michlowski a plié bagages

LE JOUR OĂ™...

« Puisque vous n’êtes pas ambitieux, je m’en vais ! » C’est à peu près en ces termes que, dans le courant du mois de juin 1960, Karel Michlowski décide de quitter le fauteuil d’entraîneur du FC Nantes qu’il occupait depuis le début de la saison 1959-1960.

Face à lui, le président Jean Clerfeuille ne vacille pas. Persuadé qu’un club se dirige comme une entreprise, il ne veut pas faire n’importe quoi et n’entend pas céder à la folie des grandeurs. Son credo : travail, rigueur, sérieux. Sans eux, point de salut.

Tout avait pourtant bien commencé pour Michlowski sur le banc nantais, avec cinq victoires lors des six premières journées, et un public qui venait nombreux dans les travées de Malakoff. Pour maximiser ses chances de monter, le club avait même décidé de renforcer l’équipe par un joueur international : René Dereuddre, 30 ans, une valeur sûre du football français.

Mais la déception succéda à l’espoir dès les premières semaines de 1960 et l’équipe, peu à peu, ne pouvait plus prétendre à l’accession en Première division. Le bilan dressé par les dirigeants restait malgré tout très positif, convaincus qu’ils étaient sur la bonne voie et qu’il fallait simplement persévérer. En toute logique, ils comptaient sur Michlowski pour faire franchir un nouveau palier à l’équipe.

Jusqu’à cette entrevue houleuse entre le président et son entraineur, celui-ci voulant lui imposer ses conditions : « Je n’ai pas envie de perdre mon temps, je veux entraîner une grande équipe. Alors il faut engager beaucoup de joueurs. » La réplique de Clerfeuille sera cinglante : pas question de se faire dicter sa politique par qui que ce soit. Michlowski quittera donc le FC Nantes pour diriger le SCO Angers et Clerfeuille se mettra en chasse pour dénicher le nouvel entraîneur dont son club a besoin. Quelques jours plus tard, un inconnu, José Arribas, deviendra le huitième entraîneur nantais.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Frédéric Da Rocha
« Quand on a écarté la Lazio Rome et le PSV Eindhoven à l’automne 2001, pour se qualifier pour le second tour de la Ligue des champions, qu’est-ce que c’était bon ! On avait déjoué tous les pronostics et, franchement, on a sacrément aimé ça ! »
Septembre 2012


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier


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