Musée des canaris Blason

31 mars 2018

Landreau a été lancé dans le grand bain

LE JOUR OĂ™...

Dès la fin du match Nantes-Rennes (3-3), au cours duquel Eric Loussouarn (promu gardien car Dominique Casagrande s’était blessé lors de la rencontre précédente) est passé totalement au travers, Jean-Claude Suaudeau entre dans le vestiaire d’un pas décidé, le regard noir, et annonce : « Mercredi, à Bastia, c’est le gamin qui joue ! »

Le gamin ? Mickaël Landreau, un adolescent de 17 ans et quatre mois qui ne possède évidemment aucune expérience du haut niveau. Dès le lendemain, le dimanche 29 septembre 1996, Coco demande au jeune gardien de jouer en CFA, à Saupin, contre Joué-lès-Tours, pour se faire la main, trois jours avant d’aller à Furiani pour la 10e journée de championnat.

Avec quatre points au compteur, le FC Nantes ne compte aucune victoire et occupe la 18e place au classement. L’état d’urgence est décrété à tous les étages du club. Très sûr de lui, presque insouciant, Landreau se présente en Corse serein, bien dans sa peau, sans stress apparent.
À l’échauffement, il en entend des vertes et des pas mûres car le public de Bastia ne cesse de chambrer les adversaires, mais lui est plutôt épargné. Si la plupart de ses partenaires éprouvent une certaine crainte à l’idée de le voir débuter car il est le « bébé » de l’équipe, le « gamin » ne se démonte pas.

Lubo Moravcik lui marche dessus ? Qu’à cela ne tienne ! Il résiste au mal. Surtout, il défend parfaitement l’accès de son but et détourne même un penalty de ce même Moravcik, contribuant à arracher un résultat nul (0-0) bienvenu par les temps qui courent.

S’il termine le match la lèvre ouverte tant l’engagement fut total, Landreau ne peut être que satisfait de ce mercredi 2 octobre 1996 qui marquera le début d’une carrière record. Et d’une légende, celle du « gardien qui arrête les penaltys ».


UN JOUR, UNE DECLARATION

Yves Deroff
« Mon plus beau souvenir reste la victoire en Coupe de France contre Sedan en 1999, mais lorsque j’ai entendu l’hymne de la Champion’s League lors de notre campagne 2001-2002, j’ai eu des frissons. Le moment était tellement magique !" »
Mai 2016


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1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier