Musée des canaris Blason

05 avril 2018

Oscar Muller s’est éteint

LE JOUR OĂ™...

Le 15 août 2005, peu avant midi, Oscar Muller quitte son magasin de vêtements et de souvenirs, dans la commune de L'Entre-Deux (La Réunion), lorsqu’il est violemment percuté par une moto, dont le pilote se trouve en état d'ivresse. Les sapeurs-pompiers se portent immédiatement au secours d’Oscar et lui prodiguent les premiers soins.

Atteint à la tête et au thorax, il est évacué à l’hôpital de Saint-Pierre. A ce moment-là, il est plongé dans un état de semi-inconscience, victime d’un traumatisme crânien et de diverses fractures aux côtes. Il ne survivra malheureusement pas à ses graves blessures et décèdera la 19 août.

Installé de longue date sur l’île de la Réunion après une brillante carrière, Oscar Muller, Franco-Argentin de 48 ans, avait porté avec bonheur le maillot du FC Nantes (trois titres de champion de France et une Coupe de France entre 1974 et 1984), dans la foulée de son père, Ramon, qui avait également joué pour Nantes dans les années 60, remportant les deux premiers titres de champion du club en 1965 et 1966.

Avec plus de 250 matchs professionnels disputés aux côtés des Bossis, Michel et autre Halilhodzic, Oscar était le footballeur le plus titré de la Réunion, réussissant même le tour de force de s’imposer en sélection d’Argentine sans jamais avoir évolué dans son pays natal.

Retiré du monde pro, il continuait néanmoins à graviter dans le milieu du football, entraînant plusieurs clubs, dont celui de la Ligne des Bambous.
A Nice le 20 août 2005 et contre Metz, à la Beaujoire, sept jours plus tard, les joueurs nantais porteront un brassard noir en signe de deuil, observant également une minute de silence en sa mémoire. C’était bien le moins qu’ils pouvaient faire pour un joueur absolument exemplaire qui avait eu la douleur de perdre son père tant admiré, en mai 1986, mort suite à une rupture d'anévrisme, sur un terrain de la banlieue nantaise, lors d'un match de vétérans.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Jean-Claude Suaudeau
« Vahid avait une connaissance parfaite du jeu de ses partenaires ainsi qu'une très saine vision du jeu d'équipe. Il ne pouvait être taxé d'individualisme, mais il devait se sortir du schéma immuable de l'attaquant à la réception des centres de ses ailiers. Il y est parvenu grâce à une démarche collective, difficile mais intelligente. »
DĂ©cembre 1982


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier