Musée des canaris Blason

21 janvier 2021

Le feu Ă  la nantaise

Histoire et Patrimoine raconte...

Il faut un miracle. Se produira-t-il ? La passion se nourrissant de fortes émotions, celle-ci en est une grande, pour beaucoup d’entre nous, c’est la plus grande émotion de l’ère moderne du FC Nantes.

Nous sommes le 28 mai 2005. Le stade de La Beaujoire est garni de tout un peuple jaune et vert, venu soutenir des Canaris qui ne demandent qu’à s’envoler vers la victoire.

Cette victoire face au FC Metz est obligatoire, pour préserver le sort du Club en L1 et y jouer sa 43ème saison consécutive ; mais cette victoire n’est pas suffisante, malheureusement : tout dépend aussi des autres résultats qui se jouent en même temps. Pendant toute la rencontre, les scores des autres matches ne sont jamais divulgués, consigne stricte de la Ligue. Tous les yeux sont rivés sur la pelouse du stade de La Beaujoire, les oreilles sont tendues vers les tribunes dans l’attente d’une clameur salvatrice…

Sur le terrain, les Nantais et les Messins jouent leur jeu à fond, sans arrière-pensée, même si la rencontre ne semble pas très emballante. Il faut puiser dans les réserves, empêcher les joueurs du FC Metz de développer leur jeu, on sent une crispation, La Beaujoire est tendue !

Il suffit d’un centre sur la droite de Nicolas Savinaud, repris au premier poteau par Mamadou Diallo de la tête et qui finit dans la lucarne messine, pour que le public redouble d’encouragements. Mais, nous ne sommes qu’à la 40ème minute de jeu.

Le FC Metz reste toujours aussi combatif. Au début de la 2ème période, Mickaël Landreau est tout heureux d’écarter du pied, une tentative messine. Mamadou Diallo marque un second but, …refusé pour hors-jeu. Les joueurs messins passent près de trouver la faille, mais David Leray sauve son équipe, sur la ligne.

Le temps passe, les autres scores sur les autres terrains sont parfois favorables, parfois défavorables, les tribunes de La Beaujoire rugissent de clameurs, le coup de sifflet final se fait attendre.

Quand le son du sifflet de Monsieur Viléo, l’arbitre, retentit, c’est le coup de starter de départ pour un envahissement de terrain, par des supporters fous de joie, fiers de leurs joueurs, fiers de leur Club. Cette marée humaine sur la pelouse, c’est (presque) comme le titre de 2001…

Au début, il fallait un miracle, à la fin le miracle a eu lieu.

Plus jamais ça !

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