Musée des canaris Blason

14 avril 2021

Dites 33 !

Histoire et Patrimoine raconte...

Le 16 avril 1995, au lendemain de leur défaite à Strasbourg, les Canaris n’ont pas besoin de médecin.

"Rigolades et bonne humeur sont présentes au Centre sportif de La Jonelière. Le leader nantais a vite fait de tirer les leçons de sa première défaite. Le mot d’ordre est de concentrer ses forces pour aller de l’avant".

Tels sont les premiers écrits de la presse nationale et locale, alors que les Nantais viennent de chuter au 33ème match de la saison 1994/1995. C’est une fin de série.

Cette décontraction à l’entraînement est le désir d’oublier, vite, très vite. Tout le monde se demandait : comment Nantes va-t-il digérer sa première défaite de la saison ? La réponse est sous les yeux des témoins de la scène, à La Jonelière : les jeunes leaders nantais s’éclatent au soleil de ce dimanche de Pâques !

On pouvait s’attendre à autre chose, par exemple un brin de tristesse de ne pas avoir pu tenir le pari jusqu’au bout.

Mais non, même Robert Budzynski participe joyeusement à un petit jeu de dix contre dix, le coach Suaudeau y allant également de ses dribbles, alors que Patrice Loko est tout heureux de marquer un but comme si c’était son 20ème...

Ce dimanche de Pâques aurait dû être férié, jour de repos à La Jonelière. Le faux-pas face à Strasbourg est venu tout contrarier. Jean-Claude Suaudeau a eu l’intelligence de comprendre qu’il valait mieux se retrouver tous ensemble, une sorte de grand-messe de Pâques, histoire de resserrer une unité de groupe éparpillée la veille au stade de La Meinau.

Mais tout de même ! Ces Jaune et Vert n’ont évidemment pas conscience que ce record de 32 matches consécutifs sans défaite lors d’une saison (19 victoires et 13 nuls) tiendra longtemps, et qu’en 2021, il est toujours un "record inégalé".

Et si ce mal fût un bien ? Comme le précise Jean-Michel Ferri : "(...) il faut nous repositionner, et penser que les 5 matches qui restent à jouer, constituent un nouveau petit challenge. Finalement, je me demande si cette défaite ne va pas nous libérer, car on pensait trop à jouer le nul pour ne pas perdre..."

Tous les "connaisseurs de la chose" savent que le football est avant tout un JEU, rien qu’un JEU, pour gagner.

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