Un grand jour pour Tom Raiani ! À tout juste 18 ans, le défenseur franco-tunisien poursuit sa progression avec détermination depuis son arrivée sur les rives de l'Erdre en 2022. De ses débuts à Laval à son épanouissement sous les couleurs nantaises, le jeune Canari franchit les paliers avec constance. Rencontre avec un joueur lucide, ambitieux et déjà tourné vers le haut niveau.
Tout est parti de lĂ ...
"En U15, je jouais sous les couleurs du Stade Lavallois. Tout est parti d'un match disputé face au FC Nantes, et perdu 4-0 sur le terrain des Gandonnières. Je jouais numéro 10. Un soir, en rentrant de l'école - j'étudiais au collège Jules Renard en section sportive où on s'entraînait trois fois par semaine le matin -, mon père m'annonce que le FC Nantes vient d'appeler. On me proposait un contrat !"
Première licence...
"J'ai chaussé les crampons pour la première fois à l'âge de 5 ans sous les couleurs de l'AS Bourny (Mayenne). C'était le Club proche de chez moi. J'y suis resté 2 ans. J'ai débuté avec les U7 mais j'ai vite été surclassé pour intégrer les U9, puis U11 dans des rencontres de football à huit. Je suis parti ensuite au Stade Lavallois à la suite d'une journée de détections. J'y ai franchi un cap des U9 aux U14. La dernière année, j'étais même surclassé en jouant avec les U16. Une façon de progresser, d'apprendre plus vite et de gagner en maturité. J'avais envie d'aller toujours plus haut."
J'avais envie
d'aller toujours
plus haut.
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La famille, premier moteur...
"Mon père jouait au football. Il m’a transmis cette passion. Je le suivais tous les week-ends au stade. J’ai grandi dans cet environnement, donc jouer s’est fait naturellement, même si je pratiquais aussi un peu le tennis."
Mes premiers pas Ă Nantes...
"Je n'étais jamais venu à Nantes. Mes parents ont d'ailleurs visité la Jonelière sans moi. Ils m'ont rapporté que c'était un bel endroit où j'allais bien me sentir. Ce qui est vrai car je me suis rapidement intégré. Je le dois aussi à Quentin Forget. Un coéquipier que je remercie pour son accueil."
Une progression constante...
"Arrivé à Nantes en 2022, j'ai débuté en U15 avec la génération emmenée par le coach Benjamin Blanchard. Techniquement, physiquement et tactiquement, j'ai senti une progression, notamment dans la conservation du ballon. J'étais conscient que l'exigence serait plus importante pour gagner ma place. Puis, tout est allé très vite : U16, puis rapidement les U17 Nationaux en 2024 avec le coach Maxime Baty. J'ai participé à l'ensemble de la saison. Nous jouions des formations de renom. Un beau parcours qui se termine malheureusement en quarts de finale. En U18, la demi-finale perdue de Coupe Gambardella contre Dijon me reste également en travers de la gorge. On a le sentiment que nous pouvions mieux faire... C'est formateur. On apprend aussi de nos échecs. En U19, la saison 2024-2025 restera mémorable. Peut-être l'une de mes meilleures saisons. Nous sommes, cette fois, finalistes face au PSG (1-2). Je considère cette saison comme ma meilleure depuis mon arrivée au Club. J'y ai pris beaucoup de plaisir sur le terrain, et même en dehors avec le groupe."
Une relation forte...
"Avec Sanah Camara, nous nous suivons. Nous avons toujours été surclassés. Nous sommes ensemble depuis mon arrivée au Club. C'est un plaisir de partager le terrain avec lui, aussi bien à Nantes qu'en Équipe de France."
Un changement de poste décisif...
"Alors que je suis formé sous le maillot lavallois au poste de milieu de terrain, le FC Nantes sait déjà où il va me faire jouer. Surclassé avec les U16, je suis aligné piston gauche. A ce poste, pourtant occupé occasionnellement, je tape dans l'oeil du FC Nantes. J'y suis resté depuis mon arrivée. Si j'aime pourtant toucher beaucoup de ballon et harceler l'adversaire, j'aime aussi enchaîner les courses et défendre. Ce nouveau poste me convient bien finalement. Ceci dit, j'aime attaquer ! J'ai de la réussite cette année en N3, marquer me surprend toujours. Bien sûr, on en redemande, mais ce n'est pas un objectif de début de saison. Je ne me soucie pas des stats. Je me sens plus comme un leader technique que comme quelqu’un qui parle beaucoup."
Je ne me soucie pas des stats.
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Les Bleus, une fierté...
"C'est prestigieux de porter le maillot Bleu et de voyager dans le monde entier, comme pour la dernière Coupe du Monde en Albanie. J'ai commencé avec les Bleus en U16. J'ai aujourd'hui plus d'une vingtaine de sélections. Pour la première, j'étais un peu surpris d'être appelé, et puis j'ai enchainé... Avec les U17 et maintenant les U18 pour préparer l'Euro avec le sélectionneur Jean-Luc Vannuchi. Avec la sélection, je garde un très bon souvenir de la victoire au Mondial de Montaigu avec l'Equipe de France en 2024. Au dernier Euro, nous sommes tombés en finale sur une équipe du Portugal plus forte. Il n'y avait pas photo. L'expérience et l'aventure humaine pendant un mois restent incroyables. Une fierté ! "
Les études, un équilibre essentiel...
Je suis assidu, même si le rythme est parfois difficile. Avoir le BAC serait une sécurité pour mon avenir. J'étudie au CENS en Terminale STMG (Technologique Sciences et technologies du management et de la gestion). Si le football n'était pas présent, je m'imagine dans un service commercial. Par contre, je ne sais pas encore dans quel domaine précisément. J'essaierais également en parallèle de garder un lien avec le sport. Peut-être comme coach, ou coach adjoint.
Avoir le BAC
serait une sécurité
pour mon avenir.
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Premiers pas chez les pros...
"C'est Tom, le Team Manager, qui m'a annoncé la nouvelle la veille en me communiquant l'heure du rendez-vous. J'en garde un sentiment de fierté. J'avais la possibilité de rejoindre le groupe pro dans le club où je souhaite le devenir. Je me suis entraîné pour la première fois avec le coach Luis Castro en octobre dernier. Il m'a mis à l'aise en me demandant de jouer simplement, comme à mon habitude, sans me rajouter de pression. Francis Coquelin savait d'où je venais. Il a également débuté sous les couleurs de l'AS Bourny. Francis, comme Herba (Guirassy) et Louis (Leroux), a facilité mon intégration. J'ai pris du plaisir lors de ces premières séances. Je me suis aperçu que la qualité technique - jeu court, jeu long -, était pour moi la principale différence avec les autres catégories. Si le pressing n'est pas assez fort, tu n'as jamais le ballon ! J'ai forcément hâte d'y retourner. Dans ma tête, c'est un processus à suivre, une progression dans mon parcours."
Repères :
Tom RaianiNĂ© le 15 avril 2008 Ă Laval (Mayenne)
Nationalité : Franco-tunisienne
Poste : défenseur
Pied fort : gauche
Taille / Poids : 1,72 m / 64 kg
Par A.D.
Equipementier Officiel de l'Académie
Partenaire Majeur de l'Académie et École de Football
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