03 avril 2018

Vercauteren a franchi le pas

LE JOUR OĂ™...

Enfin ! En ce 3 juin 1987, Frankie Vercauteren, le meilleur joueur belge des années 80 qui compte une soixantaine de sélections avec les Diables Rouges, se décide enfin à signer dans un club français.

A force d’en parler sans jamais s’engager, il semblait devoir rester à vie à Anderlecht, le club de son enfance avec lequel il avait à peu près tout gagné sauf la Coupe d’Europe des clubs champions. Mais il choisit de sauter le pas à l’âge de 30 ans : c'est à Nantes qu'il pose finalement ses valises !

Ce même club qui, quatre ans auparavant, avait déjà tenté de le recruter : une démarche officielle avait été entreprise auprès de la direction d’Anderlecht, sans que le club belge ne daigne donner suite et ne se donne même la peine d’en informer son joueur !
Cette fois, l’affaire s’est nouée ouvertement lorsque Max Bouyer et Robert Budzynski se sont déplacés à Bruxelles dans le courant du mois de mai 1987, pour y rencontrer Vercauteren et son homme d’affaires qui avait également des contacts avec plusieurs clubs allemands et italiens.

Les deux hommes, manifestement intéressés, ont toutefois réclamé un temps de réflexion avant de livrer leur réponse. En fait, ils consulteront Raymond Goethals — qui avait entraîné les Girondins de Bordeaux — qui leur parlera du fonds de jeu du FC Nantes et de la qualité de son école de formation, qui l'avaient beaucoup frappé.
Il leur dira que, connaissant Vercauteren et connaissant aussi Nantes, l’entente, selon lui, devrait être immédiate et positive. Conclusion de Vercauteren, septième international belge à s’évader à l'étranger en deux ans : « Je suis persuadé que, pour moi, le meilleur choix est la France. Et le FC Nantes, s’il n’a évidemment pas le palmarès d’Anderlecht, me paraît l’endroit idéal pour me relancer. Nantes, c'est tout neuf. Et chez nous on dit « tout neuf, tout beau »... 


UN JOUR, UNE DECLARATION

Reynald Pedros
« Je n’ai jamais eu le moindre problème dans un groupe, aucun souci de comportement. J’ai certes un caractère bien trempé, mais parce que j’ai des convictions, je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Mais je suis loin d’être un caractériel. »
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