22 juin 2010

Philippe Anziani : ''Je connais bien le rôle''

Appelé pour seconder Baptiste Gentili à la tête de l'équipe professionnel du FC Nantes, Philippe Anziani a donc effectué la reprise au sein de la maison nantaise où il évolua comme joueur pendant deux ans, de 1986 à 1988. Ses expériences d'entraîneur et de formateur doit permettre d'apporter un vrai plus.

Que vous évoque ce retour au FC Nantes ?
Philippe Anziani :
Je suis heureux de retrouver la maison nantaise. Je l'ai quittée, en 1988, il y a vingt-deux ans. Il est évident que pas mal de choses ont changé au niveau des structures et des hommes. Mais le football reste le football. Je suis très heureux de venir travailler avec "Bati", dans un club que je connais.

Le projet vous a-t-il plu ?
Philippe Anziani :
Oui, j'ai tout de suite été d'accord. Je connais l'homme, l'entraîneur. Et j'avais aussi besoin de me remettre en question après mon passage à Bastia.

Redevenir n°2 ne vous gêne-t-il pas ?
Philippe Anziani :
Il n'y a aucun souci. Je suis plutôt un formateur, un adjoint. J'ai saisi une opportunité par une promotion interne à Bastia pour entraîner au plus haut niveau. Ca ne s'est pas très bien passé pour certaines raison... on ne parle pas de compétence ou de quoi que ce soit... Redevenir adjoint ne me dérange pas. Au contraire. J'en ai l'habitude. A Sochaux, puis à Bastia. Je connais bien le rôle. Je vais tout faire pour aider "Bati" et le FC Nantes à réussir.

Quelle est votre conception de ce rôle ?
Philippe Anziani :
Un adjoint doit rester à sa place. C'est la chose la plus importante. Ensuite, c'est d'apporter mon expérience, d'avoir des yeux, de l'écoute. Mon rôle est sur le terrain et d'apporter à "Bati" ce que je vois et ce que je ressens. C'est le meilleur rôle que je peux avoir.

Aurez-vous un oeil spécifique sur les attaquants ?
Philippe Anziani :
Oui, parce que j'ai été attaquant. Aussi, je connais les spécifiques attaquants. Je n'ai pas de problème par rapport au terrain.

Quel genre d'entraîneur êtes-vous ?
Philippe Anziani :
Il faut trouver un équilibre. Quand on a été ancien joueur, on sait comment ça se passe. Il faut que le joueur reste à sa place, travaille et respecte le groupe. Il y a le respect du travail, du groupe, des coaches et du club. C'est un équilibre entre la relation qu'on peut avoir avec le joueur et le travail de l'équipe.

Quel regard portez-vous sur le FC Nantes ?
Philippe Anziani :
C'est sûr que je suis le FC Nantes. Mais quand on n'est pas à l'intérieur, il est difficile de porter un jugement. Les anciens, on est tous déçus de voir le FC Nantes dans cette position. Le pourquoi, on le lit à travers la presse. Mais tant qu'on n'est pas à l'intérieur, je ne me permettrai pas de porter un jugement.

Votre parcours facilitera-t-il les échanges avec la formation ?
Philippe Anziani :
Je connais bien la formation et le monde professionnel. Ce n'est pas un problème pour moi de faire le lien entre les deux. Mais le gros du travail, aujourd'hui, est sur le groupe professionnel. Avoir des relations avec la formation est tout à fait normal, surtout dans un club comme le FC Nantes.

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Par F.C. - Photos fcnantes.com