Les Canaris y ont cru une mi-temps... (2-3)

Le temps d'une mi-temps, les Canaris ont bien cru tenir l'exploit. Menant 2-0 à la pause, les coéquipiers de Frédéric Da Rocha se sont finalement inclinés 2-3, au terme d'un match très rythmé face à une formation monégasque pas si supérieure que ça. Les fastes de la Coupe s'éloigne, mais le FC Nantes est loin d'avoir démérité. Dommage...

Le stade de la Beaujoire réquisitionné pour la coupe du monde de rugby, c'est au stade Jean-Bouin du voisin angevin que les Canaris devaient accueillir l'AS Monaco pour le compte des 16es de finale de la Coupe de la Ligue. Un match qui devait permettre au solide leader de la Ligue 2 de retrouver le parfum de la Ligue 1. Le temps d'une mi-temps, au moins, les supporters nantais auront l'impression que Nantes pouvait rivaliser avec l'une des grosses cylindrées de l'élite du football français. Le temps d'une mi-temps, seulement. Insuffisant pour espérer se qualifier...
Lancé dans un marathon de cinq matches en l'espace de treize jours, et surtout avec deux jours de récupération de moins que son adversaire du jour, Michel Der Zakarian devait procéder à quelques aménagements dans son onze de départ. Jean-Jacques Pierre touché à une cheville à Libourne, c'est Loïc Guillon qui prenait place dans l'axe de la défense nantaise. Mais c'est surtout au milieu du terrain et en attaque que les changements étaient les plus importants. A commencer par la place de remplaçants de Frédéric Da Rocha, Harlington Shereni ou encore Thomas Dossevi. Victime d'un "pépin" physique la veille à l'entraînement, Mamadou Bagayoko sortait même du groupe des dix-huit joueurs emmenés par Michel Der Zakarian. Aussi, le technicien ligérien organisait-il son milieu de terrain en losange, Marek Heinz prenant place derrière Nicolas Goussé et Claudiu Keserü, l'homme providentiel de la qualification obtenue face à Sedan au tour précédent.

Une mi-temps de rêve...

En face, malgré les absences de Menez et Koller, Ricardo alignait son équipe - type, organisée en 4-3-3, Piquionne prenant la tête du trident offensif. Ce sont pourtant les Nantais qui semblaient les mieux en place à l'entame de la rencontre, et Claudiu Keserü était le premier à dégainer, le round d'observation à peine terminé. Servi dans la surface par Nicolas Goussé, le jeune Roumain temporisait avant de placer une lourde frappe au ras du montant gauche de Flavio Roma qui, masqué, ne pouvait que constater les dégâts : 1-0 (14') Loin de remplir son rôle de favori, Monaco se réfugiait dans l'abus de longs ballons vers un Piquionne trop esseulé pour se montrer réellement dangereux. Sérieux et appliqués, les Canaris maîtrisaient leur sujet.  A la conclusion d'un mouvement collectif venu de la gauche, Marek Heinz reprenait un cuir déjà frappé par Claudiu Keserü puis Nicolas Goussé. Flavio Roma au sol après un arrêt, le Tchèque donnait au ballon une course en cloche pour inscrire le but du break : 2-0 (35')
Et  Monaco semblait sombrer de plus belle. Modesto manquait de peu de tromper son capitaine (38') et Nicolas Goussé obligeait Flavio Roma à une parade pour sortir sa tête à la retombée d'un corner, Guillaume Moullec voyant sa reprise sur l'action suivante à nouveau déviée à droite du but monégasque (39')

Et une mi-temps de cauchemar !

Au retour des vestiaires, les supporters nantais s'attendaient forcément à une réaction des joueurs du Rocher. Mais pas à ce point ! En l'espace de cinq minutes, les Monégasques remontaient à la hauteur de leurs hôtes. D'abord sur un penalty transformé par Nene consécutif à une faute de Loïc Guillon sur Piquionne (48') puis par Gakpe qui prenait la profondeur entre les défenseurs centraux avant d'aller battre Tony Heurtebis : 2-2 (53') Nantes vacillait et revivait la fin de match à Libourne. A la différence près que Monaco disposait encore de plus d'une demi-heure pour faire la différence. Les Canaris manquaient-ils de fraîcheur, de concentration, Monaco jouait-il enfin à son réel niveau ? Sans doute un peu de tout ça. Et sur une nouvelle faute aux abords de la surface, Nene donnait définitivement l'avantage à la Principauté en plaçant une magnifique frappe sous la barre transversale du malheureux Tony Heurtebis : 2-3 (71')

Monaco, le plein de confiance à nouveau fait, pouvait alors dérouler, faire circuler le ballon et prendre la mesure de son adversaire. Bien que vaillante, la formation de Michel Der Zakarian ne trouverait pas les ressources nécessaires pour s'offrir une prolongation qui n'aurait de toute façon pas été de bon aloi dans la course de fond dans laquelle sont engagés les coéquipiers de Frédéric Da Rocha. Nantes retourne à ses affaires essentielles, à savoir le championnat.

Par F.C.